Environ 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire chaque année en France. Le harcèlement scolaire peut avoir lieu aussi bien à l’école que sur internet. Alors comment réagir si votre enfant subit un harcèlement scolaire ?

Repérer les signes de harcèlement

Le harcèlement scolaire est le fait de faire subir de manière répétée à un autre enfant des propos ou des comportements agressifs ou dégradants.

Ces actes peuvent prendre la forme de moqueries, d’insultes ou d’humiliations. Ces dernières concerneront par exemple l’apparence physique, des traits de personnalité, des centres d’intérêt, un handicap, l’appartenance à un groupe social ou culturel ou encore le sexe et l’identité de genre. Lorsqu’il se déroule en ligne, il peut prendre encore d’autres formes, telles que la propagation de rumeurs, la publication de photos dégradantes ou le piratage de comptes.

La victime de harcèlement se retrouve souvent isolée. Il n’est alors pas rare que les enfants n’osent pas parler de ce qu’ils vivent à l’école ou en ligne à leurs parents.

Ainsi, pour ces derniers, il s’agira d’être attentif aux changements de comportement chez leur enfant :

  • Il n’a plus envie d’aller à l’école
  • Il est fatigué et présente des troubles physiques : maux de ventre, angoisses, nausées, perte d’appétit, eczéma…
  • Il s’isole : il ne va plus aux anniversaires, joue seul, s’enferme dans sa chambre
  • Son matériel scolaire et ses vêtements peuvent être détériorés
  • Ses résultats scolaires baissent, parfois jusqu’à l’échec scolaire

D’autres signes peuvent encore alerter.

Que faire en tant que parent ?

La première étape est d’aborder le sujet avec elle ou lui, sans le faire de manière trop directe : inutile de demander directement « es-tu harcelé(e) à l’école ? », sous peine de faire face à un mur. Un climat de confiance doit être instauré préalablement sur le sujet. Il est important de rassurer son enfant en lui expliquant que cette situation n’est ni normale, ni de sa faute. Il doit comprendre que ses parents ont le pouvoir de l’aider.

Il existe ensuite plusieurs leviers d’action. Les parents peuvent s’adresser à la direction de l’établissement scolaire, après en avoir discuté avec l’enseignant et le médecin scolaire, qui pourra évaluer l’état psychologique de l’enfant. Il pourra alors bénéficier de soins et d’une aide médico-scolaire. Si rien ne change, des mesures pourront être prises, notamment un changement de classe ou d’établissement, à demander auprès de la direction académique des services de l’éducation nationale (Dasen).

Pour obtenir des conseils, les parents ou les enfants peuvent appeler le 3 020, numéro vert dédié à ces questions mis en place par l’Éducation Nationale. En cas de cyberharcèlement, contactez le 3 018.

L’école a pour mission de former l’élève dans sa globalité. Sensibiliser les enfants aux différentes disciplines artistiques est particulièrement bénéfique pour leur développement. C’est pourquoi les arts plastiques et la musique sont enseignés à l’école dès le début du cycle 2. Quels sont les bienfaits de ces enseignements pour les enfants et les ados ?

Les effets positifs de l’éducation artistique et culturelle à l’école

Dès le CP, les enseignements artistiques sont dispensés en classe à raison de 2h par semaine. Il peut s’agir d’enseignements sur les thématiques des arts visuels, mais aussi de la musique, et tout cela peut être axé sur la pratique aussi bien que sur la théorie. Depuis 2008, l’Histoire de l’art est enseigné du CP au lycée, alors que cette matière était jusque-là optionnelle.

En étant sensibilisés jeunes à l’art et à la culture, les enfants développent un intérêt pour ses disciplines. Cela permet de stimuler leur propre créativité et leur imagination, surtout s’ils peuvent s’exprimer via un instrument de musique, le dessin, le chant, la danse…

Des vocations peuvent même naître de la découverte des arts, de leur pratique et de leur histoire. Cela peut également aider les enfants dans les autres matières et leur redonner le goût d’apprendre. Une pratique artistique permet également de développer la concentration, la mémoire, la patience, mais aussi de donner confiance en soi-même. L’enfant pourra aussi apprendre à cette occasion à mieux interagir avec les autres, à mieux s’exprimer. L’éducation à l’Histoire de l’art permet en outre de développer son propre esprit critique et logique ainsi que son ouverture sur le monde.

Stimuler la curiosité de son enfant avec une éducation artistique

En parallèle de l’enseignement artistique fourni par l’école tout au long de l’éducation obligatoire, les parents peuvent aussi « nourrir » culturellement leurs enfants, et ce dès le plus jeune âge.

Pourquoi ne pas lui proposer de pratiquer une activité artistique extra-scolaire ? Dessin, musique, théâtre, danse… les activités sont nombreuses et variées. Emmener régulièrement son enfant dans un lieu culturel est en outre particulièrement bénéfique pour son épanouissement. Visite au musée, participation à un atelier artistique, spectacle de théâtre,… tout ceci peut lui permettre de stimuler sa créativité et sa curiosité, ainsi que de développer son appétence pour l’apprentissage.

Durant toute la scolarité, la relation entre l’équipe éducative et la famille de l’enfant est essentielle. Pour les enseignants, tisser un lien de confiance avec les parents d’élèves est indispensable pour offrir une année épanouie à chacun des élèves. À l’inverse, les parents (et l’élève !) gagneront beaucoup à avoir une relation apaisée avec l’équipe éducative. Quelles sont les clés d’une relation parents-profs réussie ?

Pourquoi une bonne relation contribue à la réussite de l’élève

De l’école maternelle jusqu’au lycée, les parents (ou représentants légaux) des élèves sont en contact avec les enseignants, chaque année. Le but d’une bonne relation entre les familles et l’équipe éducative est bien entendu de favoriser la réussite des élèves.

À l’école primaire, la relation avec l’enseignant de votre enfant est tout particulièrement importante. Elle permet de suivre les progrès de son enfant, de demander des conseils, et d’agir en accord avec l’enseignant. Vous devez apprendre à faire confiance à l’instituteur de votre enfant, qui saura vous avertir s’il rencontre des difficultés. Il est important de travailler main dans la main, pour qu’il puisse avancer aussi bien à la maison qu’à l’école. Une bonne relation avec l’enseignant permettra d’ailleurs de détecter plus précocement un trouble DYS ou un TDAH, ce qui permettra une meilleure prise en charge.

Au collège, il faut apprendre à communiquer avec plusieurs professeurs ainsi que le CPE. Il sera utile, tous les ans, de faire le point sur l’acquisition de l’autonomie et sur l’implication en classe.

Au lycée, la communication parents – prof sera cruciale pour toutes les questions d’orientation, qui deviennent très importantes.

Les réunions parents – profs en début d’année

Les réunions parents – profs ont souvent lieu en début d’année pour faire un point, informer les parents et donner un cap. Elles peuvent aussi se faire trimestriellement dans certains établissements. En primaire tout particulièrement, elles sont une excellente occasion de rencontrer l’enseignant avec qui l’enfant passe ses journées. Cela permettra d’ailleurs par la suite de mieux comprendre son enfant. Ce type de réunion a aussi pour but de rassurer les parents, notamment en maternelle. À chaque début d’année, c’est aussi une bonne occasion pour les parents d’échanger et de poser leurs questions à l’équipe éducative.

Une bonne communication tout au long de l’année

La communication entre les professeurs et les parents peut passer par différents canaux : les réunions parents – profs, les mots dans le carnet de liaison, les rencontres individuelles après la classe, ou encore une communication directe par téléphone et mail.

Dans tous les cas, une communication réussie permet une de créer une compréhension mutuelle, qui contribue à la réussite et à l’épanouissement scolaire.

Les grandes vacances sont là : c’est l’occasion de partager des moments conviviaux en famille. Profitez de l’été pour jouer avec vos enfants, cela leur permettra d’apprendre en s’amusant, et leur évitera de passer trop de temps devant les écrans… On vous dévoile ici les meilleurs jeux de société éducatifs pour cet été.

Les bienfaits des jeux pour le développement et l’apprentissage

Toutes les formes de jeux sont primordiales au développement de l’enfant, car le jeu est synonyme de plaisir. Les jeux de société éducatifs constituent un formidable média pour apprendre en s’amusant. Ils peuvent ainsi faire travailler la logique, la mémoire, la stratégie, mais aussi développer le vocabulaire, la langue (éventuellement les langues étrangères), ou encore la culture générale.

Au niveau cognitif chez les plus jeunes, ils permettent d’aborder ou d’approfondir les notions de lecture, du calcul, des couleurs, de l’espace… indispensables au développement de votre enfant, et ce, de manière agréable.

Les adolescents, quant à eux, se laisseront séduire par des jeux de déduction ou de stratégie, ou encore des jeux qui vont enrichir leur culture générale.

Les meilleurs jeux de société éducatifs

Que cela soit des jeux de cartes ou de plateau, les jeux de société sont très variés et couvrent différents domaines. Ils feront principalement appel à la logique, la mémoire, l’observation ou encore le langage.

Parmi les meilleurs jeux pédagogiques pour les 6 – 12 ans, on citera :

  • Tam Tam Safari et Tam Tam Multiplication : jeu de lecture/ou de calcul et de rapidité
  • Le P’tit Bac des incollables : l’incontournable Petit Bac revisité
  • Série des jeux « Didacool » : Calculodingo, Vocadingo, Conjudingo…
  • Trivial Pursuit édition Famille : pour les enfants dès 8 ans, également pour les ados
  • Activity : un jeu qui mêle dessin et mime
  • Memotep : un jeu pour apprendre l’anglais
  • Mastermind : un classique pour développer la logique

Pour les adolescents, par exemple :

  • Break the Code : un jeu de déduction
  • Timeline : pour travailler la culture générale et l’Histoire
  • Insider : un jeu coopératif où il faut deviner un mot

Les jeux de société éducatifs se sont énormément développés ces dernières années et présentent un large éventail de choix, tant dans les formes que les contenus. Les boutiques et sites spécialisés sont nombreux : vous y trouverez conseils et critiques des différents jeux pour faire un choix réfléchi et pertinent. Profitez de vos vacances pour jouer régulièrement avec vos enfants et ados, pour renforcer les liens et apprendre en famille !

 

La dyscalculie fait partie des troubles spécifiques du développement. Les enfants qui en sont atteints rencontrent des difficultés dans les apprentissages numériques. Voici tout ce qu’il faut savoir pour mieux appréhender ce trouble DYS.

La dyscalculie : qu’est ce que c’est ?

La dyscalculie est un trouble aussi fréquent que la dyslexie, celle-ci étant cependant plus connue. Ce dysfonctionnement cognitif occasionne une difficulté à utiliser mais aussi à comprendre les nombres. L’enfant fait face à une incompréhension totale des structures logico-mathématiques.

On considère qu’elle touche en France environ 5 % des enfants, aussi bien filles que garçons. La dyscalculie est rarement isolée : elle sera souvent associée à un autre trouble DYS, notamment une dyslexie ou une dysorthographie.

Identifier des signes de dyscalculie chez son enfant

Comment tout trouble de l’apprentissage, la dyscalculie peut entraîner des perturbations dans la scolarité d’un enfant, c’est pourquoi il est important de la dépister dès que possible. Souvent, ce sera l’enseignant qui pourra repérer plus facilement ces signes.

Le trouble se manifeste par différents signes, plus ou moins nombreux selon l’enfant :

  • Difficulté à mémoriser les faits arithmétiques (notamment les tables)
  • Faiblesse, lenteur en calcul mental
  • Difficulté à compter et dénombrer sans utiliser les doigts
  • Difficulté d’écriture des grands nombres
  • Difficulté face aux notions temporelles (secondes, heures, mois…)
  • Difficulté avec les termes mathématiques (somme, soustraction, trois fois moins… etc)
  • Difficulté à compter l’argent

L’enfant peut aussi avoir du mal à se repérer dans l’espace. Attention cependant, un enfant qui rencontre des difficultés en maths n’est pas nécessairement dyscalculique.

Le diagnostic et le traitement de la dyscalculie

La dyscalculie est peu connue : des soucis en mathématiques pourront ainsi être régulièrement associés à de la paresse. Nombreux sont les cas à passer entre les mailles du filet, car il n’est pas rare qu’un enfant ait simplement du mal avec cette matière.

Pour s’assurer d’un diagnostic fiable, il conviendra, après avoir pris l’avis de l’enseignant sur la question, de faire réaliser un bilan par un orthophoniste. Un neuropsychologue peut aussi réaliser un bilan pour écarter toute cause neurologique.

Le traitement de la dyscalculie repose sur une rééducation orthophonique. Il peut en outre y avoir une prise en charge complémentaire avec un psychomotricien. La durée de la rééducation pourra varier de plusieurs semaines à plusieurs mois. L’orthophoniste pourra proposer une méthode d’apprentissage personnalisée des mathématiques.

En complément, une prise en charge spécifique peut être mise en place en classe, par exemple avec l’intervention d’un auxiliaire de vie scolaire qui assistera l’enfant.

La dyspraxie fait partie des troubles dit DYS. Il s’agit d’un trouble spécifique des apprentissages qui entraine des difficultés à réaliser des gestes de manière automatique. Comment la dépister ? On fait le point sur la dyspraxie, ses signes et ses traitements possibles.

Qu’est-ce que la dyspraxie ?

La dyspraxie est un des troubles DYS les moins connus, qui toucherait de 2 à 6 % des enfants. La dyspraxie peut être très handicapante dans la vie quotidienne ainsi qu’à l’école.

Il s’agit d’un trouble neurologique qui affecte la planification des gestes volontaires : on repère alors une incapacité partielle ou totale de l’exécution. Les muscles de l’enfant fonctionnent normalement, mais la réalisation de certains gestes précis lui demande énormément d’efforts.

Les signes d’une dyspraxie

La dyspraxie se manifeste pour 80 % des enfants vers l’âge de 4 ou 5 ans, à l’occasion des premiers apprentissages à l’école.

On retrouve ainsi, selon les enfants, différents signes :

  • Maladresse importante
  • Difficulté à écrire, dessiner, découper
  • Difficulté dans l’apprentissage de gestes tels que le laçage des chaussures, l’utilisation des couverts, s’habiller seul…
  • Difficulté pour certains jeux demandant de la précision comme les billes, les activités manuelles, les jeux de construction…
  • Difficulté à se repérer dans l’espace

Selon le type de dyspraxie, on pourra aussi retrouver des troubles logico-mathématiques, des troubles oculaires, ou encore des troubles de l’attention, car elle peut être associée à un TDA/H.

Le diagnostic et le traitement de la dyspraxie

Comme tous les troubles DYS, un diagnostic précoce est toujours bénéfique. Celui de la dyspraxie peut être réalisé tôt par le pédiatre. Le plus souvent, c’est à l’école qu’elle est repérée : par exemple par l’enseignant, le plus souvent par le médecin scolaire.

Il est ensuite nécessaire d’établir un bilan complet, réalisé par une équipe pluridisciplinaire, rassemblant un neurologue, un ergothérapeute, un psychomotricien et un orthoptiste.

L’enfant doit apprendre à vivre avec la dyspraxie, car il s’agit d’un trouble qui ne se soigne pas entièrement. Il adoptera ainsi d’autres stratégies pour contourner ses difficultés motrices. Plusieurs pistes sont mises en place sur le long terme, telles que des rééducations, notamment auprès d’un ergothérapeute et d’un psychomotricien.

À l’école, des aménagements sont possibles pour lui donner toutes ses chances de réussir. L’enseignant devra adapter sa pédagogie, par exemple en exigeant qu’une tâche à la fois, en privilégiant l’oral, en proposant des supports clairs et aérés, ou encore en favorisant l’utilisation du matériel informatique en classe – notamment la tablette. L’enfant dyspraxique pourra aussi être accompagné par un AVS s’il est reconnu par la MDPH.

Les protocoles sanitaires mis en place dans les établissements scolaires depuis la rentrée, ainsi que le confinement du mois de novembre, ont indéniablement perturbé le déroulement habituel de l’année scolaire. Quel impact cela a-t-il pu avoir, et comment rattraper un éventuel retard dans certaines matières ?

 Une année chamboulée par la crise sanitaire

Durant le deuxième confinement, l’enseignement en présentiel a été maintenu pour les élèves de primaire et de collège, avec masque obligatoire pour les écoliers dès 6 ans.

Cependant, dans les lycées, un accueil en demi-groupe a été mis en place, de sorte que chaque élève a bénéficié d’au moins 50 % d’enseignement en présentiel. Selon les lycées, les élèves venaient donc en cours un jour sur deux, ou une semaine sur deux. Ils étaient chez eux le reste du temps, et réalisaient alors des devoirs à la maison, ou bien des cours en visio (notamment pour les plus fragiles).

Tout ceci a perturbé le déroulement et le rythme habituel des cours, notamment au lycée. Tenir les programmes a ainsi été plus compliqué pour les professeurs, forcés de s’adapter à un certain nombre de contraintes. Quant à la réforme du bac, elle n’a pas pu être entièrement mise en application puisque les épreuves d’évaluation communes de première et terminale sont exceptionnellement annulées, au profit du contrôle continu.

Des cours particuliers pour aider les élèves

Le travail personnel prend indéniablement une place prépondérante cette année : il faut beaucoup de rigueur pour rester régulier, bien suivre le rythme et rendre les devoirs donnés par les professeurs. Il a aussi fallu se faire au travail à distance, auquel les élèves ne sont d’ordinaire par habitués. Alors comment rester à niveau pour le deuxième trimestre, tout particulièrement pour les élèves de première et de terminale, qui passent le bac à la fin de l’année ?

Pour ne pas « lâcher » et être prêt pour les différentes épreuves du bac, il peut ainsi être judicieux de faire appel à un professeur particulier dès le second trimestre.

N’hésitez pas à prendre des cours de soutien avec Anacours, de la matière de votre choix, à domicile ou bien en visio. Vous pourrez ainsi travailler avec votre professeur particulier sur des points du programme qui auraient pu être survolés cette année par manque de temps au lycée. Votre enseignant vous aidera à consolider vos acquis, mais aussi à remédier à vos lacunes.

Les bibliothèques et CDI sont les lieux privilégiés pour des séances de révision et de travail efficaces. Quels sont les avantages à étudier en bibliothèque et dans quels établissements se rendre ?

Réviser à la bibliothèque : les avantages

Travailler en bibliothèque, c’est mettre toutes les chances de son côté pour être concentré et efficace. En effet, cela permet d’échapper aux distractions multiples qui se trouvent chez nous. Il s’agit d’un lieu calme et studieux, le lieux du savoir par excellence. Comme il est impératif d’y être silencieux, vous ne serez en outre dérangé par aucun bruit ou discussion.

Venir étudier à la bibliothèque est donc très motivant, et il est en plus possible d’y travailler à plusieurs et de s’entraider.

Réviser dans une bibliothèque permet aussi d’approfondir ses connaissances. C’est d’ailleurs le lieu idéal si vous préparez par exemple un exposé, et que vous avez besoin de ressources pour vous aider. Si vous avez décidé de travailler en CDI (centre de documentation et d’information), vous pourrez en outre vous faire conseiller par le documentaliste. Enfin, n’hésitez pas à emprunter des livres (et à les rendre en temps et en heure !) : c’est un excellent moyen d’approfondir ses connaissances à la maison.

Par ailleurs, travailler en bibliothèque permet aussi de s’entrainer aux épreuves écrites (notamment le bac), en simulant des conditions réelles, puisque vous y êtes entouré de personnes studieuses qui planchent sur leur propre travail.

Dans quelle bibliothèque se rendre ?

Travailler dans le CDI de votre établissement est très pratique, car vous pouvez vous y rendre rapidement entre deux cours.

Si vous êtes étudiant, réviser dans la bibliothèque universitaire (BU) est également le plus simple, et vous y trouverez généralement tous les ouvrages dont vous avez besoin. Sachez que certains livres spécialisés se trouvent cependant uniquement dans des bibliothèques (universitaire ou de recherche) bien précises. Il faudra alors apprendre à manier le catalogue du Système Universitaire de Documentation, le fameux SUDOC.

Les lycéens et étudiants des grandes villes pourront en outre aller réviser dans les bibliothèques publiques, les plus connues à Paris étant la BNF, la BPI ou encore la BSG. Si leurs fonds sont extensifs et l’émulation très stimulante, elles sont cependant très fréquentées.

Enfin, vous pouvez aussi, tout simplement, travailler dans votre bibliothèque municipale. Ces bibliothèques sont nombreuses et l’ambiance y est plus détendue, sans compter qu’elles seront généralement plus proches de chez vous.

Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) touche 3,5 % à 5,6 % des enfants scolarisés en France. Comment savoir si votre enfant est hyperactif, comment dépister ce trouble et bien l’accompagner ?

Comment reconnaitre un TDAH ?

Le TDAH associe trois symptômes majeurs que sont le déficit d’attention, l’hyperactivité motrice et l’impulsivité.

Le TDAH peut être plus facilement diagnostiqué à partir de l’âge de 10 ans. C’est souvent à travers la vie de classe que l’on peut orienter un premier diagnostic. Mais alors comment faire la différence entre un enfant turbulent et un enfant atteint de TDAH ? L’agitation et l’inattention peuvent être de simples traits de caractère, parfois passagers. C’est seulement lorsqu’ils deviennent handicapants pour l’enfant, tout particulièrement du point de vue de la scolarité, que l’on peut se poser la question du TDAH.

Les principaux symptômes

Pour dépister un TDAH, on considère ainsi que l’enfant doit présenter depuis 6 mois, au moins 6 symptômes d’inattention, ou bien 6 d’hyperactivité, ou bien les deux combinés.

Parmi les symptômes de l’inattention, l’enfant peut :

  • Avoir du mal à se concentrer sur une activité scolaire
  • Sembler ne pas écouter quand on l’appelle
  • Perdre souvent des objets nécessaires à ses activités
  • Avoir du mal à se conformer aux consignes
  • Se laisser facilement distraire par des stimuli externes

Les symptômes d’hyperactivité sont les suivants :

  • Tendance à remuer beaucoup les mains et/ou les pieds
  • Tendance à courir et à grimper partout, tout le temps
  • Tendance à beaucoup parler
  • Difficulté à rester assis

L’enfant peut aussi faire preuve d’impulsivité, cela signifie qu’il pourra souvent interrompre les autres, aura tendance à imposer sa présence, ou aura du mal à attendre son tour. Cela peut aussi prendre la forme de sautes d’humeur voire d’agressivité.

Le traitement et l’accompagnement du TDAH

Le diagnostic peut être uniquement posé par un médecin spécialiste. Le TDAH ne se guérit pas, il se traite. Plusieurs approches peuvent être considérées par les spécialistes, en lien avec les parents.

Ce trouble nécessite un accompagnement à la maison, pour permettre à l’enfant d’avoir une scolarité épanouie. Les parents doivent fournir des structures claires à l’enfant hyperactif. Il est ainsi nécessaire de lui confier une seule tâche à la fois, de lui offrir un environnement calme pour réduire les stimuli extérieurs, ou encore de l’inciter à se dépenser physiquement la journée, et de créer une ambiance apaisante avant le coucher.

La dysphasie est une trouble spécifique d’apprentissage du langage oral. Présent dès la naissance puis tout au long de la vie, il touche environ 2 % des enfants scolarisés. On vous explique quelles sont les manifestations de la dysphasie et comment traiter ce trouble DYS.

Dysphasie : qu’est-ce c’est ?

Ce trouble se manifeste par des difficultés au niveau de la communication orale et verbale : l’acquisition du langage par l’enfant n’est pas normale. Ce dernier a du mal à s’exprimer, mais aussi à comprendre ce qu’on lui dit. Il existe plusieurs types de dysphasie : elle peut être expressive, réceptive ou mixte.

La dysphasie touche plus fréquemment les garçons, et on ignore encore réellement sa cause, si ce n’est qu’il s’agit d’un trouble neurologique.

Les signes de la dysphasie et son diagnostic

Globalement, un enfant touché par une dysphasie parle tardivement, s’exprime mal et a des difficultés de compréhension orale. Elle ne doit pas être confondue avec un retard de langage.

Voici plusieurs signes qui peuvent alerter sur une possible dysphasie chez un enfant :

  • Difficulté à trouver ses mots
  • Utilisation de phrases très courtes, de style télégraphique
  • Difficultés syntaxiques et manque de sens
  • Il parle peu, a du mal à exprimer ce qu’il veut et ressent
  • Il est difficile de le comprendre (manque de sens, de cohérence)
  • Il a du mal à comprendre des consignes

Une dysphasie peut aussi être associée à d’autres troubles tels qu’une dyslexie ou une dysorthographie.

Le diagnostic de la dysphasie ne peut pas être posé avec certitude avant les 5 ans de l’enfant. Il est nécessaire d’écarter dans un premier temps toute autre cause, notamment psychologique, intellectuelle ou physique.

Ce diagnostic se fait à partir d’un bilan de langage réalisé par un orthophoniste sur prescription du médecin traitant. Ce bilan se passe en présence de la famille et permet au professionnel d’évaluer la communication de l’enfant, et le degré de sévérité du trouble.

Le traitement de la dysphasie

Au-delà de 5 ans, une rééducation orthophonique est nécessaire. L’enfant, pour mieux vivre avec son handicap et profiter d’une scolarité réussie, doit être suivi de façon étroite et prolongée. Il est important de savoir qu’une dysphasie ne se guérit pas, mais s’apprivoise. Plus elle est prise en charge de façon précoce, plus les bénéfices du traitement seront importants.

En plus de l’accompagnement régulier de l’orthophoniste, la consultation d’un psychologue, d’un psychométricien ou encore d’un ergothérapeute peut aussi être bénéfique.