Le passage en classe supérieure

C’est le conseil du 3ème trimestre qui statue sur les propositions d’orientation de l’année suivante : passage en classe supérieure, et plus rarement, saut de classe ou redoublement. La proposition de redoublement se fait sur avis de l’inspecteur de l’Éducation Nationale, et bien sûr, après discussion avec les parents. En outre, un redoublement est toujours accompagné d’un accompagnement spécifique pour l’élève, tel qu’un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE).

Une discussion est systématiquement mise en place entre l’équipe éducative et les parents. Ce n’est donc pas parce que le conseil de classe a recommandé un redoublement de classe que celui-ci se fera. Globalement, les redoublements sont maintenant le plus souvent volontaires, dans le but de mieux réussir son orientation, notamment en Troisième.

Depuis 2014, le redoublement d’un élève est très rare, car évité au maximum. Il n’existe pas en maternelle, et reste très peu répandu en primaire et au collège. Il est plus courant au lycée, notamment en classe de seconde, ainsi qu’en terminale en cas d’échec au bac. Alors si vous redoublez, comment gérer au mieux cette seconde année et en tirer parti ?

Comment gérer un redoublement ?

Le redoublement peut être difficile à gérer pour l’élève, car il peut être vécu comme un échec, d’autant plus s’il s’agit de la terminale en cas de notes insuffisantes au bac. Ce dernier se retrouvera aussi en décalé avec ses amis, dont il aura sans doute peur de s’éloigner. Si le redoublement peut être évité, il faut donc prendre en compte ces composantes psychologiques.

En cas de redoublement, il faudra rester positif et faire le point honnêtement sur les faiblesses et les échecs passés, afin d’identifier ce qui a pu poser problème et l’éviter. Il faut aussi reconnaître quelles étaient les forces et ce qui a pu être réussi, et en tirer le maximum. Le but est en effet de procéder autrement sur cette nouvelle année scolaire, ainsi, une nouvelle méthode de travail et un nouveau rythme doivent être mis rapidement en place. Une discussion avec l’équipe éducative en début d’année sera aussi indispensable pour glaner le plus de conseils possible.

Enfin, mettre en place un accompagnement personnalisé tout au long de l’année scolaire, avec un professeur particulier, peut s’avérer très utile pour mettre toutes les chances de son côté et repartir sur de bonnes bases.

Votre enfant va rentrer au lycée : il s’agit d’un moment important de sa scolarité. En plus du choix de l’orientation, il faut choisir le lycée adéquat, en suivant le système mis en place par l’Education Nationale. Alors quelles sont les bonnes questions à se poser pour aider votre enfant à choisir au mieux son futur lycée ?

L’organisation des vœux

Une fois le choix d’orientation fait, les familles doivent se pencher sur l’affectation dans un lycée. A partir du mois d’avril, les familles sont donc invitées à formuler leurs vœux par le téléservice Affectation après la 3e (Affelnet-lycée).

Les élèves ont une priorité pour l’affectation dans le lycée général et technologique de secteur en fonction de leur domicile. Il est cependant possible de faire une demande d’assouplissement de la carte scolaire (dérogation) pour entrer en Seconde dans un autre lycée que celui du secteur.

L’académie de Paris dispose d’un système un peu particulier, la sectorisation étant différente. En effet, la procédure d’affectation des élèves dans les lycées parisiens a été réformée en 2021. Pour chaque élève, les lycées sont répartis en trois niveaux, en fonction de l’éloignement de son collège de secteur. Pour l’académie de Paris, pour l’année 2022, la saisie des vœux a lieu du 9 au 31 mai.

Que faut-il prendre en compte pour choisir ?

Il est important, pour le bon déroulement de la scolarité de votre enfant et son épanouissement personnel, de prendre en compte plusieurs paramètres.

Dans un premier temps, le lycée se sélectionne en fonction des choix d’orientation de votre enfant. S’il poursuit en seconde générale et technologique, il faudra surtout se pencher sur les enseignements de spécialité qu’il souhaitera suivre en classe de Première. Renseignez-vous sur les différentes options proposées selon les établissements : elles ne sont pas toutes dispensées dans tous les lycées. Si votre enfant compte suivre un enseignement optionnel, il faudra aussi se renseigner sur les matières disponibles.

L’emplacement, soit le trajet de l’enfant de son ou ses domiciles à l’établissement du ou des domiciles de l’enfant sera également primordial, qu’il emprunte les transports en commun, son propre véhicule, le ramassage scolaire ou bien qu’un des parents l’emmène à son établissement. On vous recommande de favoriser l’autonomie de votre enfant dans ses déplacements.

Enfin, vous pouvez vous pencher, bien entendu, sur la réputation et les taux de réussite au bac de chaque établissement. Vous pouvez ainsi consulter les fameux classements par année des lycées de chaque académie. L’éducation Nationale propose d’ailleurs son propre indicateur de résultats des lycées tous les ans.

En plus des épreuves écrites, l’examen du brevet comporte un oral. Les élèves sont libres d’y présenter, au choix, un projet d’EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires), un objet d’étude abordé en histoire des arts, ou encore un sujet en lien avec le parcours éducatif Avenir. Aujourd’hui, on se penche sur le parcours Éducation artistique et culturelle.

L’Histoire des Arts à l’oral

En entretien individuel, l’oral du brevet dure 15 minutes (5 minutes d’exposé et 10 minutes d’entretien) et est évalué sur 100 points.

Pour la classe de 3e, l’Histoire des arts est intégrée au programme en tant qu’enseignement transdisciplinaire. Il est notamment dispensé en cours d’arts plastiques, d’Histoire ou encore de français. Ainsi, les élèves qui choisissent l’Histoire des Arts pour leur oral du Brevet devront sélectionner une œuvre d’art en lien avec un des objets d’étude de l’année. Généralement, l’élève doit arrêter son choix au plus tard en avril, avec l’aide de ses professeurs.

Comment organiser sa présentation durant l’examen ?

La présentation orale de l’élève se doit d’être bien structurée. Le but est de présenter une œuvre d’art, de l’analyser et de la replacer dans son contexte historique, en expliquant sa pertinence pour illustrer, par exemple, un courant artistique ou une époque.

L’élève commence par une brève introduction, dans laquelle il présente formellement l’œuvre : titre, artiste, date de création, matériaux et technique employés, dimensions, lieu de conservation… Vient ensuite la phase de description : en décrivant l’œuvre, l’élève doit utiliser un vocabulaire précis, propre à chaque discipline et technique. Puis, lors de l’analyse, l’élève doit situer l’œuvre dans son époque, dans son contexte, indiquer son intérêt historique et artistique. Faire des liens avec d’autres œuvres, d’autres artistes ou courants sera un bon point. La présentation se termine enfin sur une petite conclusion, qui peut éventuellement intégrer une forme d’avis de l’élève.

Pour bien réussir son oral, il est impératif de respecter le temps de présentation, mais aussi de soigner son élocution et de ne pas avoir les yeux rivés sur ses fiches. S’appuyer sur une projection vous aidera à rendre la présentation plus dynamique.

Viennent ensuite les 10 minutes d’entretien avec le jury : l’élève doit être capable de répondre aux questions. C’est durant cette partie de l’épreuve qu’il peut montrer qu’il a compris la pertinence de l’œuvre, de son ancrage dans son époque et qu’il est capable de mener une réflexion. Pour se préparer à cet échange, il est essentiel de se renseigner en profondeur sur la période, le mouvement ou le style dans lequel s’inscrit l’œuvre présentée.

Le diplôme national du brevet (DNB), qui conclut les quatre années d’études au collège, comporte un oral depuis plusieurs années. Si l’élève choisit de suivre ce que l’on appelle un « Parcours Avenir« , il pourra le présenter lors de son examen oral à la fin de l’année. Comment se déroule précisément cet oral ?

Le choix et les sujets de l’oral du brevet

L’épreuve orale est évaluée sur 100 points (sur les 400 points des épreuves terminales). Chaque élève peut choisir son sujet, tant qu’il s’inscrit dans le cadre d’un projet mené en Histoire des arts, ou dans le cadre d’un EPI, ou de l’un des parcours éducatifs. Ces derniers sont les parcours Citoyen, Avenir, Éducatif, Santé, et Éducation artistique et culturelle. Il faudra avoir choisi son sujet à la fin du second trimestre au plus tard.

Le parcours Avenir se penche tout particulièrement sur l’orientation ainsi que sur le projet professionnel mis en place par l’élève. Ainsi, durant son oral, ce dernier doit être capable de présenter toutes les activités (au sein et hors du collège) qui lui ont permis de construire ce projet d’orientation et de découvrir les métiers et les établissements de formation qui l’intéressent.

Comment structurer son oral ?

Tout d’abord, il faudra commencer par vous présenter. Qui suis-je ? Pourquoi ai-je choisi le parcours Avenir ? Ensuite, vous expliquerez quel est votre choix d’orientation et le projet professionnel qui en découle. Vous détaillerez quels ont été, dans un premier temps, les documents et ressources consultés ainsi que les rencontres faites, qui vous ont permis de vous renseigner sur le sujet. Il peut donc s’agir du rendez-vous avec le conseiller d’orientation, ou encore des échanges avec votre professeur principal. Vous pouvez également parler des salons et des portes ouvertes que vous avez pu faire tout au long de l’année.

Une présentation du métier visé n’est pas obligatoire, mais peut être intégrée de manière rapide, par exemple au sein de votre diaporama.

Vous pourrez ensuite passer sur le volet de la découverte du métier, tout particulièrement avec l’expérience de votre stage de troisième. Vous aborderez l’ensemble du déroulement du stage, y compris les étapes préalables : la recherche, les contacts, l’entretien… ainsi que l’expérience en elle-même, ce que vous y avez appris, les rencontres que vous avez faites, et finalement, quelles conclusions vous en avez tiré. Vous terminerez en effet en précisant si ce stage a confirmé ou bien infirmé votre projet d’orientation. Faites attention cependant : l’oral du brevet ne doit pas devenir uniquement une restitution de votre stage.

Enfin, vous pourrez conclure en faisant le point sur l’état de votre réflexion actuelle sur votre orientation.

À l’issue d’une seconde générale et technologique, les élèves qui le souhaitent peuvent s’orienter en voie technologique. Une fois le baccalauréat technologique en poche, ils peuvent ensuite poursuivre en études supérieures, notamment en BTS et DUT.

Avec la réforme du baccalauréat de 2018, qu’est devenue la voie technologique ? On fait le point.

 

Les différentes séries de la voie technologique

Contrairement à la voie générale, la voie technologique a conservé ses séries. Actuellement, il existe huit séries technologiques :

  • Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D)
  • Sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A)
  • Sciences et technologies du management et de la gestion (STMG)
  • Sciences et technologies de la santé et du social (ST2S)
  • Sciences et technologies de laboratoire (STL)
  • Sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse (S2TMD)
  • Sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration (STHR)
  • Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV)

 

Les modifications apportées par la réforme

Le principal changement introduit par la réforme est l’ajout d’un tronc commun à toutes les séries (hors filières STAV et S2TMD). Ces matières communes sont :

  • Français (en classe de première seulement) : 3h par semaine
  • Mathématiques : 3h par semaine
  • Histoire-géographie : 1h30 par semaine
  • EMC (Enseignement moral et civique) : 18h annuelles
  • Langues vivantes A et B : 4h par semaine
  • EPS (Éducation physique et sportive) : 2h par semaine
  • Philosophie (en terminale seulement) : 2h par semaine

En plus du tronc commun, les élèves suivent trois enseignements de spécialité en première, puis deux en terminale. Ces enseignements de spécialité sont spécifiques à chacune des séries technologiques. Le fonctionnement du baccalauréat technologique, en lui-même, est très proche de celui du baccalauréat général. La note est constituée à 40 % par du contrôle continu et à 60 % par les épreuves terminales. Ces dernières comprennent l’épreuve de français en première, les deux spécialités de terminale, la philosophie et le Grand oral.

Comme pour le baccalauréat général, à partir de 2022, les évaluations communes sont quant à elles supprimées au profit du contrôle continu, via des devoirs certificatifs.

En 2018, La réforme du baccalauréat avait complètement modifié le fonctionnement de cet examen historique, passé chaque année par environ 700 000 élèves. Depuis sa refonte, le fonctionnement de l’examen est régulièrement ajusté au fil des sessions, en plus d’un déroulement bouleversé par la crise sanitaire. Quelles sont les nouveautés pour la session 2022 du baccalauréat ?

 

La suppression des évaluations communes

La plus grande nouveauté pour cette nouvelle formule du baccalauréat est la suppression des évaluations communes (EC). Ces dernières, des devoirs sur tables communs à tous les établissements, étaient organisées au mois de mars et s’ajoutaient à la note du contrôle continu. Les EC concernaient la spécialité suivie uniquement en classe de première, ainsi que certaines matières du tronc commun : les deux langues vivantes, l’histoire-géographie, l’enseignement scientifique (pour le baccalauréat général) et les mathématiques (pour le baccalauréat technologique).

Dorénavant, pour ces matières, les élèves seront évalués tout au long de l’année en contrôle continu. Mais c’est en fait un peu plus compliqué que cela : toutes les notes ne seront pas prises en compte, uniquement celles obtenues à l’occasion de « devoirs certificatifs ». Ces derniers seront décidés par chaque professeur, qui devront aussi déterminer le coefficient appliqué pour chaque devoir. Les élèves seront prévenus en amont des devoirs comptabilisés pour le baccalauréat.

 

Une modification des coefficients

Toutes les disciplines du tronc commun qui ne font pas l’objet d’épreuves en classe de terminale et qui sont donc évaluées via les « devoirs certificatifs » se voient attribuer chacune un coefficient 6 (3 en première, 3 en terminale). L’enseignement de spécialité non poursuivi en fin de classe de première est crédité d’un coefficient 8. Enfin, l’enseignement moral et civique reçoit un coefficient 2 (1 en première, 1 en terminale).

Autre changement, le français en première, la philosophie, les deux spécialités en terminale, qui jusqu’ici étaient en plus évalués via les bulletins scolaires, seront notées uniquement via les épreuves de fin d’année. Ces épreuves et leurs coefficients ne sont quant à elles pas modifiées.

L’ensemble de ces changements seront effectifs à la rentrée prochaine. Mais pour les élèves de terminale qui passent le baccalauréat en 2022, la réforme s’applique bien. Les notes qu’ils ont obtenues l’année passée ne tiennent pas compte de ces changements, néanmoins, les nouveaux coefficients des matières de terminale seront eux bien appliqués.

Tout savoir sur le brevet 2022 et comment s’y préparer

Tous les ans, les épreuves du diplôme national du Brevet (DNB) se tiennent à la fin du mois de juin pour tous les élèves de troisième générale. En 2020, le brevet a changé de forme. Il est maintenant divisé en deux parties : le contrôle continu sur l’année et les épreuves terminales. On vous dit tout sur le déroulement du brevet en 2022 !

La notation et l’organisation du brevet

Le diplôme du brevet est noté sur 800 points, répartis entre l’évaluation du socle commun (via le contrôle continu) et les épreuves finales. Les points du contrôle continu sont donnés lors du conseil de classe du 3e trimestre, selon le niveau de maîtrise des acquis dans chacune des grandes matières, de « maîtrise insuffisante » à « très bonne maîtrise ». Puis, fin juin, les élèves passent les épreuves finales (400 points).

Les épreuves écrites de français et de maths sont notées chacune sur 100 points. Les épreuves d’Histoire – géographie et de sciences (physique-chimie, SVT, technologie) sont notées chacune sur 50 points. Aux épreuves écrites s’ajoutent une épreuve orale, évaluée elle aussi sur 100 points. Elle porte sur un projet mené en histoire des arts ou dans le cadre d’un EPI, ou de l’un des parcours éducatifs. L’oral dure 15 minutes s’il est passé individuellement ou 25 minutes s’il est passé collectivement. Jusqu’a 20 points supplémentaires peuvent aussi être gagnés par les élèves qui ont suivi des enseignements facultatifs (latin, grec…).

L’élève est reçu s’il obtient au moins 400 points, c’est-à-dire la moyenne.

Les dates du Brevet 2022

Cette année, les cinq épreuves du brevet auront lieu sur deux jours, le jeudi 30 juin et le vendredi 1er juillet 2022. Le matin du jeudi 30 juin sera consacré à l’épreuve de français. L’après-midi aura lieu l’épreuve de mathématiques. Les élèves passeront les examens d’histoire-géo et de matières scientifiques le 1er juillet. En fin d’après-midi se tiendra l’évaluation de langue vivante étrangère.

Préparer les épreuves du brevet

Les épreuves écrites et orales doivent être révisées en avance, à un rythme régulier, en suivant un planning précis. En plus de réaliser des fiches synthétiques, les élèves peuvent travailler les annales, mais aussi s’entrainer à la présentation orale auprès de leur famille.

Pour profiter d’un coup de pouce supplémentaire, la plateforme Anacours Online propose aux élèves des fiches de cours, des quiz d’évaluation et exercices interactifs, un planning de révision personnalisable ainsi qu’un système de tutorat en ligne. Pour être fin prêt, des stages intensifs de révision en agence sont aussi organisés durant les vacances scolaires.

 

La classe de 4e fait partie du cycle 4, qui est le cycle des approfondissements. Rien d’étonnant donc à ce que le programme devient plus dense, et les exigences plus prononcées. Pour beaucoup d’élèves, cette année est un véritable cap. On vous dit tout sur le déroulement de l’année de 4e et ses enjeux.

L’organisation des enseignements en 4e

En 4e, le programme devient plus complexe (notamment en mathématiques), et la méthodologie prend plus d’importance en français, et la charge de travail augmente globalement. Plus d’autonomie est donc demandée aux élèves, notamment en vue du lycée.

Durant cette année de transition, les élèves suivent tous 26 h de cours par semaine. Les matières et la répartition restent similaires à celles de la classe de 5e : pas beaucoup de changements donc à ce niveau-là. Les matières principales sont le français, les maths, les deux langues vivantes, l’histoire-géo, accompagnées des matières scientifiques (SVT, physique-chimie, technologie), les enseignements artistiques (arts plastiques et éducation musicales) et l’EPS.

En outre, ce sont aussi 4 h par semaine qui sont consacrées aux « enseignements complémentaires », c’est-à-dire aux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et à l’accompagnement personnalisé (AP). La répartition de chaque dépend des établissements. Les EPI sont intégrés dans les 26 h de cours : aux professeurs d’en choisir la forme comme le fond : cela peut être un travail sur l’orientation, sur la méthodologie, ou encore sur les difficultés des élèves.

Durant la 4e, c’est aussi le moment où on commence à vraiment penser au diplôme national du Brevet, qui se passe en fin de 3e. On commence donc davantage à travailler la méthodologie, notamment des commentaires de textes et études de documents, ou encore de l’oral, en vue de cet examen.

Les premières questions d’orientation

La scolarité avançant, c’est aussi le moment de se poser les premières questions sur l’orientation, et de ce qui viendra après le collège. En effet, durant l’année de 4e, un entretien personnalisé aura lieu avec le professeur principal et éventuellement d’autres membres de l’équipe éducative. Cet entretien permet à l’élève de faire le point sur la construction de son projet d’orientation.

En fin d’année, les élèves ont en outre la possibilité  de demander à passer en troisième prépa-métiers. Cette dernière est destinée à ceux qui veulent poursuivre en voie professionnelle. Durant cette troisième un peu particulière, les élèves découvrent un ensemble d’environnements professionnels et sont accompagnés dans leur projet d’orientation en voie pro. Les familles peuvent demander cette orientation lors de la formulation des vœux définitifs du conseil de classe du 3e trimestre.

Durant toute la durée de leur scolarité, les élèves sont évalués par leur enseignant, puis leurs professeurs. Que cela soit via le contrôle continu ou des évaluations communes, elles contribuent à donner une idée des acquis de chacun, au fur et à mesure. Comment se déroulent ces évaluations et sur quoi sont-elles basées durant le collège ?

Les différents types d’évaluations au collège

Les évaluations, quelle que soit leur nature, permettent à l’équipe enseignante de constater si les élèves ont acquis totalement, partiellement ou pas du tout une notion ou un savoir. On dénombre plusieurs types d’évaluations durant les quatre années qui constituent le collège.

Tout d’abord, on citera les évaluations du quotidien. Les professeurs évaluent les élèves via un ensemble d’outils et d’observations : les exercices et devoirs faits à la maison, les contrôles sur table, les interrogations surprises, la participation orale, etc. Cela permet de suivre les progrès de l’élève, et de l’aider à fournir un travail régulier.

Ensuite, les bilans périodiques : il s’agit des bulletins de chaque fin de trimestre. Un livret scolaire unique a maintenant été créé pour chaque élève : il comprend des bilans périodiques, qui se substituent aux anciens livrets des écoles et aux bulletins des collèges, des bilans de fin de cycle et les attestations officielles obtenues par l’élève. Il peut être consulté par les parents à tout moment, sur l’ensemble de la scolarité jusqu’à la 3e.

La répartition des évaluations selon les classes

Les élèves de 6e passent en outre des évaluations communes en début de 6e. Ces dernières sont anonymes, et permettent aux enseignants de proposer un accompagnement adapté. Elles ne sont donc pas prise en compte pour les bulletins ou le bilan de fin de cycle. Ces évaluations ont lieu durant le 1er trimestre de 6e, et concernent le français et les mathématiques.

Enfin, les bilans de fin de cycle, qui ont lieu en fin 6e et fin de 3e. Les professeurs y évaluent les acquis des élèves dans l’ensemble des apprentissages, sur les huit matières du socle commun. Il s’agit non pas de contrôles et de notes, mais d’indicateurs d’acquisition : maîtrise insuffisante, fragile, satisfaisante, ou très bonne. Une appréciation globale est également ajoutée par le professeur.

En étant évalués régulièrement, les collégiens se préparent pour le Diplôme National du Brevet, mais aussi pour la suite de la scolarité qu’est le lycée.

Le grand oral est une épreuve totalement nouvelle du baccalauréat. Il a lieu à la fin de l’année de terminale et effraie bien des lycéens. Pas de panique : voici tout ce qu’il faut savoir pour aborder sereinement cet entretien et bien le réussir.

Comment se déroule le grand oral ?

Le grand oral consiste en une épreuve orale, divisée en un exposé, puis un échange avec un jury composé de deux professeurs. En amont, le candidat aura préparé son argumentaire sur deux questions liées à ses enseignements de spécialité. Avant l’épreuve, le jury en choisit une seule.

En tout, l’épreuve dure 40 minutes :

  • 20 minutes de préparation
  • 5 minutes de présentation par l’élève (sans notes)
  • 10 minutes d’échange et de questions entre le jury et le candidat
  • 5 minutes de discussion sur le projet d’orientation

Comment bien le préparer en amont ?

Les deux questions ont été préparées durant toute l’année. Un des points importants pour réussir cette épreuve est donc d’avoir sélectionné des sujets pertinents, mais surtout qui vous passionnent. Pour bien préparer cette épreuve, il faut bien entendu réviser ses cours de spécialités. Si vous maîtrisez parfaitement vos deux sujets, vous n’aurez pas de mal à répondre aux différentes questions et à rebondir avec pertinence.

Comme il s’agit d’une présentation orale, il est important de s’entraîner à prendre la parole, devant différents publics. Votre élocution et vos techniques de persuasion seront jugées : entraînez-vous à poser votre voix, à améliorer votre diction, à ancrer votre corps et à regarder votre interlocuteur dans les yeux. En étant à l’aise, en prenant confiance en vous, l’épreuve se déroulera beaucoup plus facilement. Repérez et supprimez vos tics de parole : les « donc », les « euh », mais aussi les tics gestuels : vous toucher les mains, baisser la tête… etc. Vous pouvez par exemple vous enregistrer pour vous aider à déceler tous ces éléments. Les deux professeurs du jury chercheront à savoir si vous pouvez expliquer clairement votre propos, présenter vos connaissances, si vous savez argumenter, écouter et échanger avec pertinence.

Les aménagements pour la session 2021

En 2021, cette épreuve se tiendra entre le 21 juin et le 2 juillet, et profitera de certains aménagements pour tenir compte de cette année impactée par la crise sanitaire. Exceptionnellement, pour cette session, les élèves auront le droit d’avoir leurs notes de préparation durant l’exposé de 5 minutes. Ils pourront aussi présenter un document au jury attestant des points de programme n’ayant pas pu être étudiés.