Apprentissage par cœur : est-ce efficace et quelles en sont les limites ?

Apprendre une leçon par cœur : est-ce vraiment utile ou contre-productif ? Cette méthode d’apprentissage très utilisée au cours du XXe siècle est de moins en moins appliquée à l’école, mais reste indispensable pour l’acquisition de certaines notions. Comment apprendre par cœur et en quoi est-ce utile ?

Pourquoi utiliser le par cœur ?

L’apprentissage par cœur est tout simplement une technique de mémorisation, basée sur la répétition. Plus une personne répète une notion, plus elle sera rapidement en mesure de se rappeler celle-ci.

Cette méthode est très utilisée pour apprendre des notions fondamentales, telles que les formules en géométrie, les tables de multiplication ou encore les règles de grammaire. Retenir par cœur les bases d’un apprentissage permet ensuite de construire des connaissances solides.

Nos conseils pour apprendre par cœur

Apprendre par cœur peut être indispensable dans certains cursus : en médecine par exemple (cours d’anatomie, noms de médicaments…), en Histoire (dates et périodes) ou encore en classe prépa scientifique (formules mathématiques et physique).

Le principe de l’apprentissage par cœur s’appuie ainsi sur notre mémoire. Donc, pour retenir quelque chose par cœur, il faut d’abord définir son type de mémoire : visuelle, scripturale, auditive. Plusieurs méthodes peuvent être utilisées et recoupées.

Dans tous les cas, le but est de répéter l’information à retenir. Si vous avez une mémoire visuelle, appuyez-vous sur des supports visuels, tels que des images, des vidéos. Lire l’information plusieurs fois est également efficace, de même que de visualiser des fiches claires, personnalisées, avec des couleurs et des formes distinctes. Pour une mémoire auditive, vous pouvez par exemple répéter la leçon à voix haute, l’expliquer à quelqu’un, ou encore vous enregistrer et écouter l’enregistrement. Si vous avez une mémoire scripturale, réécrivez votre cours, réalisez à la main des fiches synthétiques.

Les limites de cette méthode d’apprentissage

Si cette méthode a fait ses preuves au fil des années, elle montre aussi ses limites. C’est par exemple le cas du bachotage, qui consiste à réviser ses cours de façon intensive pour retenir un maximum d’informations juste avant ses examens. Si cette technique s’avère parfois payante en termes de notes, elle est à terme peu utile pour la compréhension profonde d’un sujet, sans compter que si cette technique est répétée régulièrement, les choses peuvent être oubliées au fur et à mesure pour être remplacées par d’autres. L’apprentissage par cœur évite, dans une certaine mesure, la compréhension profonde de la notion : utilisé seul, il est un outil peu efficace pour la maîtrise d’un sujet complexe. Oui, il peut être utile, voire indispensable d’apprendre certaines choses par cœur, mais cela ne peut pas être la seule méthode d’apprentissage utilisée.

Les oraux de rattrapage du baccalauréat

Même si la formule globale du baccalauréat a changé, les rattrapages, eux, sont restés les mêmes. Chaque année, ce sont environ 15 % des candidats qui doivent s’y confronter au début du mois de juillet. Comment se déroulent-ils et comment bien s’y préparer ?

En quoi consistent les rattrapages ?

De leur vrai nom « épreuves du second groupe », les rattrapages sont des épreuves uniquement orales. Véritable seconde chance, ils concernent tous les élèves qui ont obtenu une moyenne comprise entre 8 et 10 aux épreuves du premier groupe. Pour chacune des deux matières choisies, vous passerez à l’oral sur un sujet ou une question imposés. Vous aurez 20 minutes de préparation, puis l’oral en lui-même dure une vingtaine de minutes également.

En 2021, les résultats du bac tombent le 6 juillet, et les oraux de rattrapages sont organisés du 7 au 9. La meilleure note obtenue sur les deux groupes est celle qui est retenue. Le candidat a son bac s’il obtient, à l’issue des rattrapages, une moyenne d’au moins 10/20 à l’ensemble des épreuves.

Comment choisir les matières à rattraper ?

Vous allez devoir choisir deux matières à repasser : soyez stratégique. Munissez-vous de votre relevé de notes. Le meilleur moyen de gagner des points est de choisir les matières où vous avez obtenu les notes les plus basses — à condition que vous n’ayez pas totalement fait l’impasse dessus ! Ne prenez pas le risque de choisir une matière où vous n’avez jamais réussi à avoir la moyenne. Examinez également les coefficients : plus ils sont hauts, plus vous obtiendrez de points. Une fois les matières choisies, il vous faudra communiquer votre choix à votre centre d’examen.

Comment se préparer aux oraux ?

Vous n’aurez que très peu de temps pour réviser : de 24 à 72 h. Vous allez alors devoir vous y mettre à fond. En outre, si vous sentez que vous n’avez pas réussi vos épreuves écrites (ou, pour l’année 2021, si votre moyenne au contrôle continu est trop basse), n’attendez pas les résultats du bac : anticipez, et révisez en avance.

Pensez efficacité : reprenez toutes vos fiches pour avoir bien en tête les points importants. Faites des exercices, consultez les annales, et surtout, entrainez-vous au maximum à l’oral, avec l’aide de votre famille ou de vos amis. Le jour J, amenez bien tout le matériel nécessaire selon la matière.

Enfin, vous pouvez aussi vous tourner vers vos professeurs si vous avez un bon contact avec eux. Ils seront les plus à même de vous conseiller.

4 conseils pour mener à bien un travail de groupe

Durant la scolarité et les études, il n’est pas rare de devoir travailler en groupe pour mener à bien un projet. Pourtant très formateur, le travail collectif n’est pas toujours facile à organiser. Pas de panique, voici quelques conseils pour travailler efficacement en groupe.

Le travail en groupe

Que cela soit pour présenter un exposé, un projet d’étude, ou encore pour des épreuves telles que l’oral du brevet, le travail en groupe est fréquent à partir du collège et durant les études supérieures.

Collaboration et émulation sont ainsi les maitres mots du collectif. S’il est parfois possible de choisir avec qui l’on travaille, la constitution du groupe peut aussi être imposée par l’enseignant. Les différents caractères et méthodes de travail peuvent alors se retrouver confrontés. Pour qu’un travail en groupe se déroule au mieux et offre de bons résultats, il est important de mettre en application plusieurs points.

  • S’assurer des disponibilités de chacun

 Avant de commencer à travailler, il est important de discuter des disponibilités de chacun, tout le monde ayant des plannings différents. Ainsi, les deadlines, ainsi que les réunions de groupe, doivent être adaptés à l’emploi du temps de chacun. 

  • Bien répartir les tâches

 Le projet et son objectif doivent avant tout convenir à tout le monde. Réunissez-vous et mettez-vous d’accord pour une répartition équitable du travail. En effet, le risque principal d’un travail collectif est qu’une personne ne fournisse que peu d’efforts, tandis qu’un ou plusieurs se démènent. Pour éviter cela, les bases doivent être posées dès le début, et des tâches précises distribuées à chacun. Il peut également être judicieux de désigner un élève « référent » qui fera le lien avec l’enseignant. 

  • Communiquer correctement

 C’est un fait : une bonne cohésion d’équipe passe par une bonne communication. En outre, la participation et la motivation sont les clés de la réussite au sein d’un groupe. Chacun peut donner son avis : attention par ailleurs à ne pas attendre le dernier moment pour cela. N’hésitez pas à utiliser les outils numériques pour communiquer efficacement : créez un groupe sur une messagerie instantanée, un fichier collaboratif en ligne, organisez des réunions en visio… etc. 

  • Faire des réunions et points réguliers

 Pour travailler main dans la main, et s’assurer que le travail avance correctement pour tout le monde, il est aussi important de se voir régulièrement pour faire le point. C’est aussi l’occasion de s’entraider, et de motiver les troupes. Pour plus d’efficacité, il est préférable que les réunions soit courtes (pas plus d’une heure) mais régulières.

Méthodologie : l’épreuve anticipée écrite de français

Avec la réforme, le bac de français reste divisé en deux épreuves, un écrit et un oral, mais le format de chacune évolue. Comment se déroule l’écrit de français ? Voici nos conseils pour s’y préparer.

Le déroulement de l’épreuve écrite

L’épreuve écrite dure 4 heures. Elle est notée sur 20, pour un coefficient de 5. En 2021, elle aura lieu le jeudi 17 juin.

Jusqu’en 2019, l’écrit se composait d’une question de corpus, mais aussi d’un exercice d’écriture, où l’élève avait le choix entre un commentaire de texte, une dissertation et une écriture d’invention.

Dorénavant, la question sur le corpus disparait, et l’élève a le choix entre une dissertation (avec trois sujets en rapport avec les oeuvres au programme), et un commentaire de texte.

La méthodologie du commentaire et de la dissertation

Le programme de français en première est organisé sur quatre objets d’étude, illustrés chacun par un corpus de textes et des oeuvres complètes.

Si vous choisissez la dissertation, il s’agira de proposer une réponse à une question, avec une introduction, un développement en deux ou trois grands axes d’analyse, et une conclusion. Il faut mener une réflexion personnelle sur cette question, sur la base des connaissances sur l’oeuvre, des lectures personnelles et des textes étudiés en classe. Chaque argument avancé doit être étayé par des exemples tirés de l’œuvre étudiée. Il est en outre bon de connaitre un ensemble de citations d’auteurs pour appuyer sa réflexion.

Concernant le commentaire, comme il ne s’agira pas d’un texte étudié durant l’année, il est indispensable de bien connaitre l’histoire littéraire pour pouvoir faire des liens avec d’autres oeuvres. Un bon commentaire par une analyse détaillée du texte. Une connaissance des procédés littéraires est aussi indispensable (notamment les figures de style, les tonalités, les registres…) pour proposer une analyse riche.

Que cela soit pour la dissertation ou le commentaire, l’élaboration d’un brouillon précis, avec un plan clair, et le détail des parties et sous-parties, est indispensable.

Les fiches de révision (par oeuvre, par thème, par auteur…) restent une valeur sûre pour bien se préparer à cet écrit.

Comment choisir entre les deux ?

Tout dépend des forces et faiblesses de chacun. Plutôt que la forme que l’on préfère (dissertation ou commentaire) il sera plus judicieux de choisir en fonction du thème lié à l’objet d’étude que l’on maîtrise le mieux. Par exemple, si l’on est doué en commentaire mais que le texte proposé porte sur la poésie, objet d’étude que l’on maitrise moins bien, il sera risqué de se lancer.

Comment gagner en aisance à l’oral : tous nos conseils

Etre à l’aise à l’oral et avoir confiance en soi est la clé pour bien réussir ses présentations et examens oraux durant toute sa scolarité. Voici quelques conseils pour gagner en aisance et évacuer le stress lorsque vous prenez la parole en public.

Pourquoi être à l’aise à l’oral est important ?

Etre à l’aise à l’oral est tout aussi important que maitriser l’écrit. Durant toute la scolarité d’un enfant, ainsi que durant les études supérieures, mais aussi dans le monde du travail, il sera indispensable de pouvoir s’exprimer à l’oral, souvent devant une classe entière ou un jury.

Dès le collège, la participation orale en classe est jugée, notamment durant les cours de langues. Jusqu’aux études supérieures, l’élève devra présenter des exposés, et passer des examens oraux, notamment durant les épreuves du brevet et du bac.

Une fois étudiant, savoir parler en public sera d’autant plus important : présentations, travaux en groupes, oraux d’examens, soutenance de mémoire… autant d’exercices où maitriser son discours aidera beaucoup.

Même dans la future vie professionnelle, être à l’aise à l’oral sera un gros atout, notamment pour réussir ses entretiens d’embauche.

Nos conseils pour gagner en aisance

Certains enfants sont vite à l’aise à l’oral, quand d’autres, plus timides, auront quelques difficultés à prendre la parole. Certaines activités de groupe peuvent donc aider à développer cette compétence, à l’image du théâtre qui apprend aux enfants à s’exprimer en public, tout comme les activités de chant et de chorale.

Voici quelques pistes pour mieux s’exprimer en public :

  • S’entrainer et répéter

Avant un exposé ou un oral, s’entrainer chez soi est un exercice très bénéfique. Répétez votre texte à voix haute, d’abord seul(e), puis éventuellement devant votre famille. Vous pouvez même le faire face à un miroir, ou bien vous filmer. C’est un bon moyen de s’évaluer, de repérer ce qui ne va pas, et de prendre confiance. Une bonne maitrise du sujet aidera aussi à se sentir plus à l’aise.

  • Bien respirer et parler lentement

Quand on stresse, il n’est pas rare que les mots s’enchainent un peu trop vite ! Avant de parler en public, faites l’effort de respirer lentement pour évacuer le stress. Une fois lancé(e), n’hésitez pas à faire des pauses entre vos phrases, à laisser des temps de respiration, qui vous permettront aussi de réfléchir et de mieux vous faire comprendre.

  • Sourire et regarder dans les yeux

Enfin, n’hésitez pas à sourire ! Cela permet de détendre tout le monde, vous y compris. Autre astuce, pensez à regarder vos interlocuteurs dans les yeux pour capter l’attention de tous.

L’écriture : acquérir une bonne orthographe et une belle plume

Posséder une belle plume, maîtriser les règles d’orthographe et de grammaire sont un gros avantage durant la scolarité et même dans sa vie d’adulte. Alors comment améliorer son expression écrite, faire moins de fautes et se forger son propre style ?

Améliorer son orthographe et sa grammaire

Pour progresser, il est indispensable d’évaluer son niveau et d’identifier les difficultés récurrentes, pour pouvoir travailler dessus. L’auto-relecture est un réflexe essentiel : en se relisant systématiquement, l’élève apprend à être plus attentif et à repérer ses fautes, notamment celles qui sont récurrentes.

Pour une bonne amélioration de la langue et de l’orthographe, la lecture reste le moyen privilégié. L’enfant rencontrera ainsi de plus en plus de mots et de tournures, et se familiarisera avec un nouveau vocabulaire. Les dictées constituent aussi un bon exercice pour s’entraîner et constater sa progression.

Quelques conseils pour améliorer son style et son vocabulaire

Il est toujours possible d’améliorer son style. Pour enrichir son expression écrite, rien de tel encore et toujours, que la lecture. Il est aussi important de pratiquer, d’écrire un peu chaque jour.

En premier lieu, il faut être attentif à alléger ses phrases, à les raccourcir, et à utiliser une construction plus simple. On évitera par exemple la multiplication des propositions subordonnée (après que, pour que… etc). On supprimera aussi au maximum les verbes à la voix passive. La concision est le maitre mot.

Une fois le style allégé, on peut enrichir son texte en utilisant un vocabulaire diversifié. Par exemple, il est possible de faire l’effort de remplacer des verbes pauvres tels que « être », « avoir » ou « faire », par d’autres qui expriment mieux l’idée. On n’oubliera pas non plus d’utiliser à bon escient des adjectifs, ainsi que des expressions de transition telles que « néanmoins », « en outre », « a contrario »…etc.

Pour quelle matière est-ce utile ?

Bien entendu, en cours de français, savoir bien écrire est un atout, du collège à la terminale. De nombreuses matières littéraires du lycée, telles que la Philosophie et la Littérature, demandent une bonne expression écrite. Mais c’est aussi le cas dans d’autres matières, à l’image de l’Histoire – Géographie et la Sociologie. Toutes ces matières sont évaluées par le biais de dissertations, commentaires de texte et autres : il est donc indispensable d’avoir une bonne maitrise de l’écrit.

Ecrire sans faute et posséder une belle plume est aussi utile pour la suite : dans la vie d’un étudiant et d’un adulte, il faut sans cesse écrire : mails, lettres de motivation, rapports de stage, compte-rendus de réunion, mémoires…etc.

L’importance de l’organisation pour une meilleure efficacité

Que l’on soit enfant ou adulte, organisation rime avec efficacité. Si en primaire, un simple horaire fixe pour les devoirs suffit, les choses se compliquent au collège et surtout au lycée. Multiplication des matières, horaires plus lourds, devoirs à faire en avance… il est alors nécessaire de bien s’organiser pour ne pas se laisser dépasser et pouvoir travailler sans stress. Voici tous nos conseils pour s’organiser efficacement.

Travailler à horaires fixes

Tout d’abord, un emploi du temps fixe est bien plus facile à suivre, et ce dès le plus jeune âge. Il permet de mettre en place des automatismes, ce qui rendra les choses plus faciles par la suite. Il est nécessaire de choisir une plage horaire dédiée aux devoirs et aux révisions (plus ou moins longue selon la classe) après les cours et le week-end et de s’y tenir.

Avoir un emploi du temps personnalisé

Tenir un planning peut grandement faciliter l’organisation. Il permet de planifier en avance les devoirs à rendre, de voir en un coup d’œil ce qu’il reste à faire, de compartimenter les activités et de prioriser les tâches. Attention : le planning est différent du cahier de texte, il doit être réfléchi et rempli régulièrement, et doit être tenu à jour. Il permet de définir ses objectifs, hiérarchiser ses priorités, planifier les actions à réaliser. Chaque tâche ou devoir doit être associé à une plage horaire définie en avance.

Ce planning peut être affiché au-dessus du bureau, ou bien être consigné dans un agenda ou même sur smartphone et tablette. Cet élément clé permet de se créer mentalement une vue d’ensemble du temps disponible.

N’hésitez pas non plus à faire des « To do lists », qui peuvent aider à y voir plus clair.

Travailler en avance

La procrastination, voici bien un des plus gros ennemis des élèves, surtout au lycée. Il est important de ne pas tout faire à la dernière minute, sous peine de se retrouver sous l’eau et de s’infliger un stress inutile. L’élève doit apprendre le plus vite possible à profiter de chaque heure creuse pour s’avancer. Les gros devoirs, tels que les dissertations ou les exposés, doivent être commencés largement en amont et l’élève doit pouvoir y revenir à des moments différents.

Une bonne organisation à la maison

En outre, une bonne hygiène de vie et un espace de vie clair à la maison aident à bien s’organiser. Certains petits conseils peuvent aider l’enfant à ne pas s’éparpiller, comme préparer son sac la veille, ranger son bureau après le travail, relire les cours de la journée le soir, éviter les écrans avant et pendant les révisions.

Bien utiliser Internet pour ses devoirs

Depuis maintenant plusieurs années, l’utilisation d’Internet est devenue courante dans nos foyers, et les enfants savent très tôt manier cet outil qui fait partie intégrante de leur vie. Si Internet s’avère être une ressource précieuse pour les devoirs, il est important de savoir utiliser correctement les différentes données qui circulent sur le web. Petit guide pour mieux s’y retrouver !

Le web, nouvelle source de savoir

Jusqu’au début des années 2000, les livres constituaient la principale source d’information pour les élèves et étudiants. CDI et bibliothèques étaient alors indispensables pour la préparation de tout bon exposé. Aujourd’hui, les choses ont bien changé et le premier réflexe des élèves est d’utiliser le web avant tout chose. S’il y existe de nombreux contenus de qualité, à portée de tous, il est important de savoir piocher dans les bonnes sources.

Quelques conseils pour bien utiliser Internet

Le web étant vaste et varié, il s’avère nécessaire que les parents contrôlent l’accès de leurs enfants selon leur âge, quitte à les accompagner dans leurs recherches.

Lors de recherches d’informations, que cela soit pour un exposé, un commentaire de texte ou encore une dissertation, n’oubliez pas de croiser les données et de varier les sources. Evitez ainsi de consulter uniquement le premier résultat de recherche. Certains sites sont en outre plus fiables que d’autres : l’encyclopédie Wikipédia est bien évidemment une référence. Cependant, méfiance : si elle est très exhaustive, certains de ses articles peuvent également comporter des erreurs, car ils sont rédigés par des passionnés, et pas uniquement par des spécialistes. C’est pourquoi il est important de vérifier les sources de chaque article (en bas de page) mais aussi de vérifier chaque information par une nouvelle recherche.

L’encyclopédie Universalis est quant à elle, particulièrement fiable, de même que sa version junior. Vous pouvez également faire confiance aux sites proposés par des institutions, telles que la Réunion des Musées Nationaux, le Ministère de la Culture, ou bien des musées et des universités. A contrario, évitez de prendre pour argent comptant les informations trouvées sur des blogs personnels. Un seul mot d’ordre : recouper les données.

Dire non au copier-coller

Enfin, l’utilisation d’Internet par les élèves peut conduire à un travers bien connu : le copier-coller, aussi connu sous le nom de plagiat. Les professeurs ne sont pas dupes et se rendent aisément compte que le texte a été écrit par une autre main. Il existe même des logiciels qui permettent de les déceler. De plus, cette pratique n’aide pas l’élève, qui n’intègre pas l’information. Il ne faut jamais oublier qu’Internet reste une base d’informations, sur laquelle doit s’appuyer une réflexion et une construction personnelle.

Bac de français : préparer l’écrit et l’oral

Le bac de français a lieu à la fin de la classe de première, pour toutes les filières du lycée. Il est constitué de deux épreuves, une écrite et une orale, et font partie des épreuves anticipées du Bac. Pour être réussis, ces examens demandent une certaine discipline et une bonne méthodologie. Voici tous nos conseils pour préparer efficacement ces deux épreuves distinctes.

Le déroulement du bac français

Cet examen se déroule en deux temps au mois de juin. Les élèves passent d’abord l’épreuve écrite, qui en 2019, aura lieu le lundi 17 juin. Les futurs bacheliers ont 4h pour prendre connaissance d’un corpus de documents s’appuyant sur le programme de français. Viennent ensuite quelques questions, puis le gros de l’épreuve : un travail d’écriture. Il s’agit au choix d’un commentaire, d’une dissertation ou d’une écriture d’invention.

L’épreuve orale a lieu, quant à elle, à la fin du mois de juin et consiste en une analyse personnelle d’un texte, avec l’aide d’une question (écrite) proposée par le professeur examinateur. Le texte qui devra être commenté, est issu d’un corpus précis, étudié durant l’année en classe. Après 30 minutes de préparation, l’élève dispose de 20 minutes pour présenter son commentaire.

Bien préparer l’écrit

Il est d’abord essentiel d’avoir bien suivi ses cours et de maîtriser les enjeux des quatre grands objets d’études. Ainsi, pendant ses révisions, l’élève doit apprendre à faire preuve de concision et d’esprit de synthèse, pour répondre efficacement à la question posée durant l’épreuve. Il est important de connaitre sur le bout des doigts les différents genres, registres, argumentaires, et d’être en mesure de les situer dans un contexte historique.

Concernant le gros de l’épreuve, les méthodes de commentaire et de dissertation doivent être maîtrisées. Il faut s’entraîner au lycée, mais également chez soi, à construire une réflexion et à analyser en profondeur un texte. Présenter sa pensée de manière organisée est primordial, avec introduction et conclusion et deux ou trois parties.

Être prêt pour l’oral

La réussite de l’épreuve orale repose sur une méthodologie bien rodée. L’examinateur choisit un texte parmi le « descriptif des lectures » travaillées en classe par l’élève. Il est indispensable d’avoir préparé en amont des fiches de lecture pour chaque œuvre étudiée. Ainsi, le jour de l’épreuve orale, le texte n’est pas inconnu…

Pour être à l’aise durant l’oral, ne pas s’emmêler les pinceaux et prendre des automatismes, il n’y a pas de secret : il faut s’entraîner à effectuer cette analyse de texte, chez soi, devant sa famille ou ses amis. Maîtriser parfaitement le déroulement d’une analyse (introduction, problématique, axes de lecture… etc.) est également d’une grande aide pour garder le fil conducteur durant toute l’épreuve.

Enfin, n’oubliez pas de vous munir des livres étudiés le jour J, et d’arriver bien reposé.

L’organisation du travail à la maison

L’organisation du travail à la maison est un élément de la scolarité à ne pas négliger. Pour acquérir une bonne méthode de travail au quotidien et vivre facilement ses études, l’organisation est en effet primordiale. Elle commence dès le cycle élémentaire, et évolue tout au long de la scolarité de l’enfant, jusqu’aux études supérieures. Voici quelques conseils de base et astuces pour organiser facilement le travail après l’école.

Travailler au calme

Travailler au calme est une règle essentielle pour apprendre efficacement. Installé au calme, à un bureau rangé et bien éclairé, l’enfant ou l’adolescent pourra se mettre plus rapidement au travail, et surtout ne pas se faire déconcentrer. Un travail sans cesse interrompu sera en effet moins efficace et la leçon sera moins bien assimilée. Télévisions et smartphones doivent bien évidemment être coupés.

Trouver le bon moment

Il est important de déterminer quels sont les meilleurs horaires de travail pour chaque enfant. Certains travailleront mieux juste après l’école, entre 17 et 19h, tandis que d’autres seront plus efficaces après le repas du soir. Utiliser le mercredi après-midi pour les devoirs est aussi une bonne solution. Le week-end permet d’avoir du temps pour le travail à la maison : il faut cependant trouver le bon équilibre, car il s’agit aussi d’une période de repos.

Prendre des habitudes et planifier

Les parents et les enfants doivent se mettre d’accord pour mettre en place des horaires de travail fixes, de manière à prendre de bonnes habitudes. Un emploi du temps fixe est bien plus facile à gérer, pour les enfants comme pour les adolescents. Des automatismes se créent ainsi, comme par exemple le fait de relire ses cours en rentrant à la maison après l’école. Au lycée, il faut prendre l’habitude de planifier en avance ses devoirs, pour ne jamais avoir à travailler à la dernière minute et être ainsi à l’abri du stress. L’agenda ou le cahier de texte est alors le meilleur allié. Certains enfants seront aussi aidés par un planning clairement affiché au-dessus du bureau et élaboré avec l’aide des parents.

Superviser et encadrer 

Enfin, sachez aider votre enfant à se mettre au travail, en instaurant des règles claires, mais surtout en l’aiguillant dans son organisation. Apprenez ainsi à le lancer sur la bonne piste, en lui expliquant clairement quelles matières il doit travailler à un moment donné, et quelle méthode d’apprentissage lui convient le mieux. Soyez présent lorsqu’il a besoin d’aide, tout en le laissant travailler en autonomie.