Bac 2021 : le contrôle continu

Dans la nouvelle formule du baccalauréat mise en place en 2020, le contrôle continu prend une place majeure, au détriment des épreuves finales. Comment est constitué et évalué ce fameux contrôle continu durant les classes de première et terminale ?

La place du contrôle continu dans le nouveau bac

Il est important de retenir que les notes du baccalauréat sont récoltées à la fois durant la première et la terminale. Les règles du contrôle continu du bac sont les mêmes pour les deux classes.

C’est simple : la note finale du bac est constituée à 40 % du contrôle continu.

Ce contrôle continu est lui-même sous-divisé en plusieurs modules. Il est constitué à 30 % des notes des Évaluations Communes (passées en première et terminale) et à 10 % des notes des bulletins scolaires (également de première et terminale).

Le travail en continu et les efforts tout au long de l’année sont ainsi récompensés par ce système d’évaluation propre au nouveau bac, bien loin des épreuves finales majeures du bac « ancienne formule ». Des épreuves terminales demeurent cependant, avec la philosophie et le grand oral.

Les évaluations communes en première et terminale

Les trois séries d’épreuves communes évaluent à l’écrit :

  • L’enseignement scientifique
  • L’histoire-géographie
  • La langue A et la langue B
  • L’enseignement de spécialité suivi uniquement en première

Chaque matière profite d’un coefficient de 5.

Pour organiser ces épreuves communes en première et terminale, les lycées ont accès à une « banque nationale numérique de sujets ». Toutes les épreuves sont écrites (sauf une partie orale pour les langues), et se déroulent sur 1h à 2h selon la matière. Deux sessions d’EC ont lieu en première, et une en terminale.

La première série d’EC se déroule en première entre janvier et mars (histoire-géographie, langues A et B). La deuxième série se tient au troisième trimestre de première, et évalue l’histoire- géo, les langues et l’enseignement scientifique. La troisième et dernière série a lieu en terminale entre avril et juin (histoire-géographie, langues A et B, enseignement scientifique).

Enfin, durant le troisième trimestre de première, les élèves passent une épreuve portant sur l’enseignement de spécialité qu’ils ont décidé de ne plus suivre en terminale. L’EPS, quant à elle, est également évaluée dans le cadre des EC : sa note est constituée de la moyenne des trois contrôles (les CCF) passés pendant l’année de terminale.

Comment préparer son enfant à changer d’école en cours d’année ou de cycle ?

Un changement d’école, surtout en cours d’année, peut être très perturbant pour un enfant, qui pourra se sentir déraciné. Comment préparer au mieux son enfant à cette éventualité ? Voici tous nos conseils.

Annoncer le changement d’école

Une mutation, une séparation, un changement de vie radical… nombreuses sont les raisons qui peuvent pousser à déménager et donc à changer votre enfant d’école, que cela soit avant la rentrée ou bien en cours d’année.

Le changement d’école est toujours un moment difficile pour un enfant, et ce quel que soit son âge. Il perd alors ses repères et habitudes, ses amis, son enseignant… et recommence tout à zéro dans une nouvelle classe, dans un nouveau lieu. C’est pourquoi il est important de le préparer et de l’accompagner tout au long de cette transition.

Première étape : l’annoncer à votre enfant. Le plus important est d’être honnête, d’expliquer les raisons de ce changement, ainsi que de rester positif en présentant les bons côtés de cette nouveauté. Il ne faut pas dramatiser ce changement, mais pas non plus l’idéaliser.

Il est très important de ne pas mettre l’enfant devant le fait accompli, ou encore de ne pas le prévenir trop tard. Il faut notamment lui laisser le temps de dire au revoir à ses copains. Par exemple, si le changement se fait à la rentrée de septembre, vous pouvez lui en parler en juin, il aura ainsi le temps de dire au revoir à son ancienne école et à ses camarades. Bien entendu, plus l’enfant est jeune, plus le changement sera facile car les liens amicaux se renforcent avec l’âge.  Vous pouvez le rassurer en lui expliquant que même s’il change d’école, il restera en contact avec ses anciens amis en les invitant ou en gardant des liens à distance.

Aider son enfant à s’intégrer dans sa nouvelle école

Avant l’arrivée dans la nouvelle école, les parents peuvent lui montrer le quartier. En outre, une visite des locaux, ou encore une rencontre, si possible, avec l’enseignant un peu avant la rentrée, peuvent être très bénéfiques. Si votre enfant change d’école en cours d’année, il est également nécessaire de prendre rendez-vous en amont avec le nouvel enseignant pour faire le point.

Si vous le pouvez au début, amenez votre enfant à la nouvelle école le matin, et revenez le chercher le soir, de manière à le rassurer. Il est normal qu’il mette un peu de temps à s’habituer à sa nouvelle école, et soit anxieux les premières semaines.

Les conséquences du deuxième confinement et le soutien à mettre en place

Les protocoles sanitaires mis en place dans les établissements scolaires depuis la rentrée, ainsi que le confinement du mois de novembre, ont indéniablement perturbé le déroulement habituel de l’année scolaire. Quel impact cela a-t-il pu avoir, et comment rattraper un éventuel retard dans certaines matières ?

 Une année chamboulée par la crise sanitaire

Durant le deuxième confinement, l’enseignement en présentiel a été maintenu pour les élèves de primaire et de collège, avec masque obligatoire pour les écoliers dès 6 ans.

Cependant, dans les lycées, un accueil en demi-groupe a été mis en place, de sorte que chaque élève a bénéficié d’au moins 50 % d’enseignement en présentiel. Selon les lycées, les élèves venaient donc en cours un jour sur deux, ou une semaine sur deux. Ils étaient chez eux le reste du temps, et réalisaient alors des devoirs à la maison, ou bien des cours en visio (notamment pour les plus fragiles).

Tout ceci a perturbé le déroulement et le rythme habituel des cours, notamment au lycée. Tenir les programmes a ainsi été plus compliqué pour les professeurs, forcés de s’adapter à un certain nombre de contraintes. Quant à la réforme du bac, elle n’a pas pu être entièrement mise en application puisque les épreuves d’évaluation communes de première et terminale sont exceptionnellement annulées, au profit du contrôle continu.

Des cours particuliers pour aider les élèves

Le travail personnel prend indéniablement une place prépondérante cette année : il faut beaucoup de rigueur pour rester régulier, bien suivre le rythme et rendre les devoirs donnés par les professeurs. Il a aussi fallu se faire au travail à distance, auquel les élèves ne sont d’ordinaire par habitués. Alors comment rester à niveau pour le deuxième trimestre, tout particulièrement pour les élèves de première et de terminale, qui passent le bac à la fin de l’année ?

Pour ne pas « lâcher » et être prêt pour les différentes épreuves du bac, il peut ainsi être judicieux de faire appel à un professeur particulier dès le second trimestre.

N’hésitez pas à prendre des cours de soutien avec Anacours, de la matière de votre choix, à domicile ou bien en visio. Vous pourrez ainsi travailler avec votre professeur particulier sur des points du programme qui auraient pu être survolés cette année par manque de temps au lycée. Votre enseignant vous aidera à consolider vos acquis, mais aussi à remédier à vos lacunes.

L’écologie et le développement durable à l’école

L’écologie est un sujet d’actualité majeur qui nous concerne tous. Dès le plus jeune âge, les enfants sont maintenant éduqués aux nouveaux gestes écologiques, cruciaux pour la planète. Alors comment l’écologie est-elle intégrée à l’apprentissage scolaire ?

Les actions et enseignements pour l’écologie à l’école

Le but de l’Éducation Nationale est de sensibiliser les enfants dès l’école primaire aux questions écologiques et d’en faire des acteurs du développement durable. Ainsi, il a été décidé en 2019 que chaque établissement scolaire aura un projet en faveur de la biodiversité (potager, plantation d’arbres…etc). Ils sont en outre déjà 4500 à avoir acquis le label « établissement en démarche globale de développement durable » (E3D).

À la rentrée 2019, un nouveau grand projet a été mis en place : tous les élèves de collège et lycée ont élu un éco-délégué dans chaque classe. Ce dernier est notamment chargé de sensibiliser ses camarades aux gestes écologiques (tri des déchets, économies d’énergie, gaspillage alimentaire…), mais est aussi chargé de déterminer des objectifs et des projets écologiques à réaliser en commun. Les éco-délégués sont aidés par un guide détaillé, donnant de nombreuses pistes en faveur de l’écologie, fourni par l’Éducation Nationale.

Enfin, un prix école-verte 2030 a été lancé pour soutenir et récompenser les meilleurs projets menés dans tous les établissements scolaires, de la primaire au lycée.

Le développement durable dans les programmes

Les enseignants ont aussi un rôle à jouer : l’éducation au développement durable a été inclue dans les nouveaux programmes. Cet enseignement transversal est intégré aux cours de primaire, collège et lycée, dans le cadre de matières telles que la biologie et la géographie. Il se penche sur des notions majeures comme le changement climatique, la biodiversité, la consommation et la production durables. En seconde et en première, les élèves travaillent par exemple sur les notions d’environnement, de développement et de mobilité durant les cours de géographie. Enfin, en terminale, l’enseignement scientifique dispensé à tous les élèves se penche largement sur les enjeux climatiques, à travers notamment l’étude du climat et du futur des énergies.

L’écologie à la maison

L’idéal est bien entendu de prolonger à la maison les gestes et les enseignements appris à l’école. Mais les parents ont également un rôle à jouer dans l’éducation écologique de leur enfant. Ainsi, dès le plus jeune âge, il est bon d’enseigner les gestes écologiques du quotidien (éteindre la lumière, faire le tri, économiser l’eau…). Il s’agit d’un apprentissage qui se fait sur le long terme, en inculquant les bonnes notions, et des habitudes durables.

Confinement : rester motivé pour l’école à la maison

En cette période de confinement, les écoles sont fermées et tous les élèves étudient depuis chez eux. S’il n’est pas toujours facile de travailler seul et de rester motivé, il est pourtant indispensable pour la suite d’être assidu et de ne rien lâcher.

Suivre les cours à distance

Depuis le 16 mars 2020, jour de fermeture de toutes les écoles, une continuité pédagogique a été mise en place. La plateforme du Cned « Ma classe à la maison » est ainsi devenu un outil indispensable pour les élèves, qui y récupèrent leçons et exercices, et peuvent participer à des classes virtuelles avec leurs enseignants, depuis le CP jusqu’à la Terminale. Les professeurs peuvent également faire parvenir aux élèves des supports de cours et des exercices via l’Environnement Numérique de Travail.

Garder le contact virtuellement avec ses camarades de classe et ses professeurs permet de rester motivé et de garder un rythme, en cette période où le quotidien des élèves a beaucoup changé.

Comment s’organiser et travailler seul ?

Travailler seul, sans l’encadrement d’un enseignant, peut bien sûr être difficile pour bon nombre d’élèves. Il est bénéfique de s’organiser un emploi du temps journalier, en se donnant des horaires, en planifiant quelle matière sera étudiée selon le jour de la semaine. Ce travail à la maison ressemblera beaucoup au temps normalement alloué aux devoirs.

Les parents peuvent bien sûr aider leurs enfants à réviser, en leur donnant des exercices, en leur posant des questions… etc, pour conserver les acquis et bien assimiler les nouvelles notions sur le long terme. La famille tient ainsi un rôle de soutien primordial en cette période.

En plus des leçons et exercices donnés par les professeurs, il est possible de diversifier ses sources d’apprentissage : lectures personnelles, documentaires et podcasts (notamment sur la plateforme Lumni ou encore les radios publiques), banques de ressources en ligne (répertoriées sur le site Eduscol), sites des éditeurs de manuels scolaires qui ont mis à disposition les manuels (sur Mon espace e-education, et sur Biblio-manuels) ou encore Anacours online, notre plateforme numérique de soutien scolaire à domicile.

L’importance de ne pas décrocher

Chaque année scolaire est importante, et chaque cycle tient un rôle précis dans la scolarité d’un enfant. Pour ne pas accumuler de retard d’apprentissage à la rentrée prochaine, il est nécessaire de rester au niveau. Demeurer patient, organisé, et assidu, est plus important que jamais.

Ceci est d’autant plus essentiel pour les élèves qui sont actuellement en classe de CM2, de 3e ou encore de Terminale. A la rentrée, ils devront faire face à un lot de nouveautés et à un niveau exigeant. Une raison de plus donc de garder le cap et de redoubler d’efforts pour maîtriser le programme de l’année, même à la maison. Des enseignes de soutien scolaire proposent des cours particuliers pour poursuivre l’accompagnement de manière individuelle et personnalisée par visio-conférence (skype). Renseignez-vous sur notre site.

La transformation digitale dans les écoles

Le numérique, très présent dans nos vies, l’est aussi à l’école. Formidable outil dédié à l’enseignement, il est introduit depuis plusieurs années dans les classes. On fait le point sur les différents dispositifs mis en place, et sur les nombreux avantages qu’ils apportent.

Quels sont ces nouveaux dispositifs ?

La diffusion du numérique dans l’enseignement passe d’abord par le matériel. En plus d’une salle informatique dédiée, chaque classe dispose d’un d’ordinateur. En outre, nombreuses sont maintenant les écoles à mettre des tablettes tactiles à disposition des élèves. Ces derniers travaillent directement dessus, de façon individuelle et autonome. Le plus ? Les manuels scolaires sont directement intégrés dans ces tablettes. Cet outil facilite aussi la vie de l’enseignant qui peut corriger et suivre plus facilement chaque enfant.

Autre outil, le tableau numérique interactif qui commence, depuis maintenant quelques années, à remplacer le tableau noir dans les classes. Fonctionnant de pair avec un ordinateur, cette grande surface tactile permet un meilleur dialogue et plus de polyvalence, ainsi que la possibilité d’utiliser ensemble les ressources numériques.

L’Espace Numérique de Travail

L’Espace Numérique de Travail (ENT) est un ensemble de services numériques en ligne, mis à disposition de l’équipe éducative mais aussi des parents d’élèves. Il permet d’accéder à toutes les informations concernant la classe mais aussi le suivi personnalisé de l’enfant, tels que l’emploi du temps, le bulletin de notes, le cahier de liaison, mais aussi des outils pédagogiques, une messagerie entre les parents et les enseignants… etc. Un outil bien utile qui favorise la communication entre l’équipe enseignante et les familles.

En outre, la mise en place depuis 2016 des Banques de ressources numériques éducatives a permis de mettre à disposition en ligne des milliers de contenus et ressources, pour les élèves comme pour les enseignants.

Quels en sont les avantages ?

Le numérique possède l’avantage de proposer à chaque élève des méthodes d’apprentissages adaptées à ses besoins, mais aussi de favoriser l’autonomie, l’auto-évaluation ainsi que l’interdisciplinarité. L’école vit avec son temps : les élèves sont très enclins à travailler sur ce support plus ludique auquel ils sont dorénavant habitué depuis leur plus jeune âge. Les élèves trouvent ainsi le cours plus intéressant, et se sentent plus concentrés et valorisés.

Et dans le futur ?

L’Éducation Nationale compte bien poursuivre son plan de digitalisation de l’école. Les banques de ressources numériques continuent à se développer, notamment pour les élèves du CP au CE2. La question de la protection des données personnelles sera aussi abordée dans le cadre de l’ENT. Enfin, de nombreux autres outils numériques, tels que la réalité augmentée ou la réalité virtuelle sont aussi considérés comme prometteurs.

Informatique : l’introduction des nouvelles technologies à l’école  

Cela fait maintenant plusieurs années que le numérique et l’informatique se sont invités dans les salles de classe. Les nouveaux programmes de 2016 ont renforcé la place de l’enseignement de cette matière en primaire et au collège. Alors, comment se déroule l’introduction des nouvelles technologies et ces apprentissages à l’école ?

Les outils numériques dans nos vies

C’est un fait, le numérique et les nouvelles technologies sont de plus en plus présents dans nos vies, et sont bien souvent devenus indispensables. Les enfants savent très tôt manier les outils numériques que sont les ordinateurs, les smartphones et les tablettes. De nombreux métiers sont maintenant liés au web, au numérique ou à la communication. Il est donc naturel que soient enseignées tout au long de la scolarité les bases de l’informatique…

L’introduction de l’informatique en primaire

Depuis 2016, l’informatique est introduite à l’école dès le CP. Des tablettes numériques peuvent être utilisées par l’enseignant, notamment pour l’enseignement de la lecture. Les enfants apprennent à maîtriser les bases d’un logiciel de traitement de texte ainsi que du correcteur orthographique, mais aussi à effectuer des recherches sur internet. A partir du Cycle 3, correspondant au CM1, les élèves se familiarisent avec un plus grand nombre d’outils numériques, tels que les différents périphériques d’un ordinateur. Ils sont aussi initiés aux logiciels de traitement d’image ou encore de son. La maîtrise du clavier et de la mise en page sur les logiciels de traitement de texte sont également approfondis. Les ressources numériques peuvent être utilisées dans de nombreuses matières, du français au maths en passant par les arts plastiques.

L’informatique au collège

Au collège, les enseignements débutés à l’école primaire se poursuivent en cours de Technologies. Là, les élèves sont directement introduits aux techniques du code : ils doivent savoir écrire, mettre au point et exécuter un programme simple à la fin de la 3ème. Ils doivent également savoir produire des tableaux, graphiques, schémas, maîtriser leur environnement numérique de travail, ainsi que certains logiciels de CAO (pour la modélisation 2D et 3D). De quoi se faire vite dépasser par nos enfants dans ce domaine !

Et au lycée ?

En seconde, chaque élève doit choisir au moins deux enseignements d’exploration obligatoires. C’est donc la matière « Informatique et création numérique » qui est proposée aux élèves, à hauteur d’1h30 par semaine. Réalisation d’un site web, d’un objet connecté ou encore programmation d’un robot… plusieurs modules sont mis en avant pour donner une large idée de cet univers aux jeunes. En classe de 1ère et Terminale, cette même matière est proposée comme enseignement facultatif, pour toutes les séries générales. Mais seuls les élèves en série Scientifique peuvent choisir d’étudier plus en profondeur l’informatique grâce à un enseignement de spécialité intitulé « Informatique et Sciences du Numérique ». Ils sont initiés aux algorithmes, aux langages de programmation et aux architectures informatiques. Ainsi, pour le bac, c’est une épreuve orale avec soutenance de projet qui est passée en cours d’année.

Les troubles DYS : que sont-ils et comment y faire face ?

Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages, aussi appelés « troubles dys », concernent 6 à 8 % des enfants français. Qu’induisent ces troubles DYS ? Comment les détecter et y faire face ? Voici quelques informations et conseils pour gérer ces troubles cognitifs.

Quels sont les différents DYS ?

On regroupe les DYS en six catégories : la dyslexie, la dysorthographie, la dysphasie, la dysgraphie, la dyspraxie et la dyscalculie. La dyslexie, sans doute la plus connue, concerne les troubles du langage écrit et de la lecture, et est souvent associée à la dysorthographie qui est liée à l’acquisition et la maîtrise des règles de l’orthographe. La dysphasie est un trouble du langage oral ; la dysgraphie se traduit quant à elle par une difficulté à tracer les lettres. Enfin, la dyspraxie est une complexité à réaliser des gestes (coordination, dessin, manipulation…) tandis que la dyscalculie est un trouble du calcul. On estime qu’environ 4 à 5 % des élèves d’une classe d’âge sont dyslexiques, 3 % sont dyspraxiques, et 2 % sont dysphasiques.

Ces troubles cognitifs spécifiques apparaissent au cours du développement de l’enfant, avant ou lors des premiers apprentissages. Ils ne sont pas accompagnés de déficience mentale, mais ne disparaîtront pas tous seuls lorsque l’enfant grandira. Il est donc important de mettre en place une prise en charge dès le plus jeune âge.

Quel dépistage et quelles conséquences ?

Les DYS peuvent handicaper lourdement les enfants au quotidien et persister toute la vie. Les enseignants ainsi que les parents, sont les premières personnes à même de repérer et d’identifier ces troubles. La précocité du dépistage est essentielle. Il est préférable d’intervenir avant que l’enfant accumule trop de retard dans ses apprentissages et soit en situation d’échec. Ainsi, une prise en charge adaptée, notamment par un orthophoniste via une rééducation suivie, peut être mise en place. Sachez enfin, que la gravité des troubles varie. Par exemple, certains enfants sont atteints d’une dyslexie légère, qui ne nécessite que quelques séances d’orthophonie. D’autres ont besoin de l’accompagnement d’un Auxiliaire de Vie Scolaire en classe, notamment en cas de dyspraxie ou de dysphasie.

Soutenir son enfant

En tant que parent, l’impact psychologique et émotionnel des troubles DYS ne doit pas être ignoré. Un enfant atteint d’un DYS verra son quotidien affecté et risque de perdre confiance en lui. Il convient de le rassurer et de l’accompagner tout au long de sa scolarité. Dans certains cas, un suivi avec un psychothérapeute peut être nécessaire.

Smartphones, internet, réseaux sociaux : trouver le juste milieu

En 2018, adolescents et enfants possèdent presque tous un smartphone, et ont régulièrement l’occasion d’être présents sur internet et notamment sur les réseaux sociaux. Si ces outils peuvent être très utiles, dans la vie de tous les jours et pour certains devoirs, ils sont également chronophages… Pour trouver le juste équilibre, suivez nos quelques conseils.

Enfant et smartphones

L’âge moyen pour l’obtention d’un premier téléphone est de 11 ans, à l’occasion de l’entrée au collège. Avant cet âge, il est conseillé de limiter l’exposition aux différents écrans. Lorsque l’enfant commence à avoir accès à internet et/ou à un smartphone, généralement vers 13 ans, il est indispensable d’expliquer certaines règles de base, notamment concernant les principes de la vie privée et du droit à l’image. L’accès à internet et aux réseaux sociaux, ou encore aux plateformes de partage de vidéo doit être progressif en fonction de l’âge de l’enfant. Il peut également être utile de mettre en place un filtre parental sur l’ordinateur familial, voire sur le smartphone de votre enfant.

Mettre en place des limites…

Nous sommes nous-mêmes accros à notre smartphone ! Ainsi, même si votre enfant est adolescent, il est important de poser des limites. Le smartphone est en effet le pire ennemi de la concentration, notamment lors du temps accordé aux devoirs. Les sollicitations multiples, y compris les notifications qui s’accumulent, empêchent votre enfant de se concentrer convenablement. Il est également facile de perdre très vite du temps sur internet, à enchaîner les vidéos… C’est pourquoi il peut être utile de mettre le téléphone et l’ordinateur de côté pendant le travail à la maison. Apprenez à votre enfant qu’il existe un moment pour tout. Même chose lors du coucher ! Le téléphone portable ou l’ordinateur peuvent perturber le sommeil, les ados pouvant veiller tard dessus, sans compter les effets néfastes de la lumière bleue sur le cycle circadien…

… et laisser de la place aux loisirs

S’il est vrai qu’internet et smartphone peuvent déconcentrer, il existe cependant un moment pour tout. Ainsi, surf sur internet, vidéos et jeux vidéos sont également l’occasion de se détendre pour votre enfant, qui doit s’accorder lui aussi une pause après les devoirs. Une fois tous les devoirs et révisions bouclés, vous pouvez ainsi proposer une plage horaire de loisirs à votre enfant, lors de laquelle il pourra se détendre devant la console, son smartphone ou ce qui lui plaira…