Nos conseils pour bien finir l’année et préparer la suivante

Le 3ème trimestre est là : la fin de l’année scolaire approche à grands pas. Il s’agit d’une période souvent intense pour les élèves, notamment ceux de troisième et de terminale qui se préparent aux examens du Brevet et du Baccalauréat. Découvrez ici quelques conseils pour gérer au mieux cette dernière ligne droite avant les grandes vacances mais aussi se préparer pour l’année à venir.

Réussir sa fin d’année sans stress

Le 3ème trimestre est souvent synonyme de charge de travail élevée et d’un rythme plus soutenu. En primaire, cela reste encore relativement calme, les échéances étant moins importantes qu’au cycle 4 et au lycée. A partir de la classe de troisième, la fin de l’année devient plus chargée, parfois plus stressante pour les élèves.

Au début du 3ème trimestre, si les notes dans certaines matières sont trop faibles, rien n’est perdu ! Il est important de garder confiance et de conserver le rythme, quitte à prendre des cours particuliers pour être aidé. Ainsi, durant les derniers mois de l’année scolaire, il est important de réussir à concilier acquisition des connaissances et révision pour les examens (selon les classes). Il ne faut pas relâcher ses efforts, notamment si l’on avait bien progressé au 2ème trimestre. Si vous avez un examen à passer, suivez un programme de révision qui vous évitera du stress inutile.

Le mois de mai et juin sont les bons moments pour faire le point sur l’année écoulée et se fixer des objectifs pour l’année suivante. Quelles ont été vos réussites et vos échecs ? Sur quels points souhaitez vous progresser l’année prochaine ? Autant de questions à se poser.

Se préparer pour l’année suivante

Les grandes vacances seront l’occasion de se préparer pour l’année à venir. Il est bien sûr possible d’effectuer une petite remise à niveau, surtout si l’on a eu des difficultés dans certaines matières.  Vous pouvez aussi vous intéresser au programme de l’année suivante, aux matières sur lesquelles vous allez travailler et à leurs coefficients ainsi qu’aux dates de périodes d’examens.

Selon la classe, il faudra aussi se préparer à un changement d’organisation, d’emploi du temps et de méthode de travail. Cela vaut notamment pour le passage en Seconde, donc au lycée, qui a un fonctionnement encore différent du collège. L’accent y est mis sur l’indépendance des élèves : il faudra par exemple apprendre à gérer soi-même ses devoirs, ainsi qu’acquérir tout un tas de nouvelles méthodologies, par exemple celle de la dissertation.

L’important est de rester enthousiaste et pro-actif. Une nouvelle année scolaire est toujours synonyme d’une nouvelle aventure, d’une nouvelle expérience d’apprentissage qui permet de s’épanouir.

Comment aider son enfant à choisir son lycée ?

Votre enfant va rentrer au lycée : il s’agit d’un moment important de sa scolarité. En plus du choix de l’orientation, il faut choisir le lycée adéquat, en suivant le système mis en place par l’Education Nationale. Alors quelles sont les bonnes questions à se poser pour aider votre enfant à choisir au mieux son futur lycée ?

L’organisation des vœux

Une fois le choix d’orientation fait, les familles doivent se pencher sur l’affectation dans un lycée. A partir du mois d’avril, les familles sont donc invitées à formuler leurs vœux par le téléservice Affectation après la 3e (Affelnet-lycée).

Les élèves ont une priorité pour l’affectation dans le lycée général et technologique de secteur en fonction de leur domicile. Il est cependant possible de faire une demande d’assouplissement de la carte scolaire (dérogation) pour entrer en Seconde dans un autre lycée que celui du secteur.

L’académie de Paris dispose d’un système un peu particulier, la sectorisation étant différente. En effet, la procédure d’affectation des élèves dans les lycées parisiens a été réformée en 2021. Pour chaque élève, les lycées sont répartis en trois niveaux, en fonction de l’éloignement de son collège de secteur. Pour l’académie de Paris, pour l’année 2022, la saisie des vœux a lieu du 9 au 31 mai.

Que faut-il prendre en compte pour choisir ?

Il est important, pour le bon déroulement de la scolarité de votre enfant et son épanouissement personnel, de prendre en compte plusieurs paramètres.

Dans un premier temps, le lycée se sélectionne en fonction des choix d’orientation de votre enfant. S’il poursuit en seconde générale et technologique, il faudra surtout se pencher sur les enseignements de spécialité qu’il souhaitera suivre en classe de Première. Renseignez-vous sur les différentes options proposées selon les établissements : elles ne sont pas toutes dispensées dans tous les lycées. Si votre enfant compte suivre un enseignement optionnel, il faudra aussi se renseigner sur les matières disponibles.

L’emplacement, soit le trajet de l’enfant de son ou ses domiciles à l’établissement du ou des domiciles de l’enfant sera également primordial, qu’il emprunte les transports en commun, son propre véhicule, le ramassage scolaire ou bien qu’un des parents l’emmène à son établissement. On vous recommande de favoriser l’autonomie de votre enfant dans ses déplacements.

Enfin, vous pouvez vous pencher, bien entendu, sur la réputation et les taux de réussite au bac de chaque établissement. Vous pouvez ainsi consulter les fameux classements par année des lycées de chaque académie. L’éducation Nationale propose d’ailleurs son propre indicateur de résultats des lycées tous les ans.

Le parcours Education artistique et culturelle au Brevet

En plus des épreuves écrites, l’examen du brevet comporte un oral. Les élèves sont libres d’y présenter, au choix, un projet d’EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires), un objet d’étude abordé en histoire des arts, ou encore un sujet en lien avec le parcours éducatif Avenir. Aujourd’hui, on se penche sur le parcours Éducation artistique et culturelle.

L’Histoire des Arts à l’oral

En entretien individuel, l’oral du brevet dure 15 minutes (5 minutes d’exposé et 10 minutes d’entretien) et est évalué sur 100 points.

Pour la classe de 3e, l’Histoire des arts est intégrée au programme en tant qu’enseignement transdisciplinaire. Il est notamment dispensé en cours d’arts plastiques, d’Histoire ou encore de français. Ainsi, les élèves qui choisissent l’Histoire des Arts pour leur oral du Brevet devront sélectionner une œuvre d’art en lien avec un des objets d’étude de l’année. Généralement, l’élève doit arrêter son choix au plus tard en avril, avec l’aide de ses professeurs.

Comment organiser sa présentation durant l’examen ?

La présentation orale de l’élève se doit d’être bien structurée. Le but est de présenter une œuvre d’art, de l’analyser et de la replacer dans son contexte historique, en expliquant sa pertinence pour illustrer, par exemple, un courant artistique ou une époque.

L’élève commence par une brève introduction, dans laquelle il présente formellement l’œuvre : titre, artiste, date de création, matériaux et technique employés, dimensions, lieu de conservation… Vient ensuite la phase de description : en décrivant l’œuvre, l’élève doit utiliser un vocabulaire précis, propre à chaque discipline et technique. Puis, lors de l’analyse, l’élève doit situer l’œuvre dans son époque, dans son contexte, indiquer son intérêt historique et artistique. Faire des liens avec d’autres œuvres, d’autres artistes ou courants sera un bon point. La présentation se termine enfin sur une petite conclusion, qui peut éventuellement intégrer une forme d’avis de l’élève.

Pour bien réussir son oral, il est impératif de respecter le temps de présentation, mais aussi de soigner son élocution et de ne pas avoir les yeux rivés sur ses fiches. S’appuyer sur une projection vous aidera à rendre la présentation plus dynamique.

Viennent ensuite les 10 minutes d’entretien avec le jury : l’élève doit être capable de répondre aux questions. C’est durant cette partie de l’épreuve qu’il peut montrer qu’il a compris la pertinence de l’œuvre, de son ancrage dans son époque et qu’il est capable de mener une réflexion. Pour se préparer à cet échange, il est essentiel de se renseigner en profondeur sur la période, le mouvement ou le style dans lequel s’inscrit l’œuvre présentée.

Brevet : en quoi consiste l’oral du parcours Avenir ?

Le diplôme national du brevet (DNB), qui conclut les quatre années d’études au collège, comporte un oral depuis plusieurs années. Si l’élève choisit de suivre ce que l’on appelle un « Parcours Avenir« , il pourra le présenter lors de son examen oral à la fin de l’année. Comment se déroule précisément cet oral ?

Le choix et les sujets de l’oral du brevet

L’épreuve orale est évaluée sur 100 points (sur les 400 points des épreuves terminales). Chaque élève peut choisir son sujet, tant qu’il s’inscrit dans le cadre d’un projet mené en Histoire des arts, ou dans le cadre d’un EPI, ou de l’un des parcours éducatifs. Ces derniers sont les parcours Citoyen, Avenir, Éducatif, Santé, et Éducation artistique et culturelle. Il faudra avoir choisi son sujet à la fin du second trimestre au plus tard.

Le parcours Avenir se penche tout particulièrement sur l’orientation ainsi que sur le projet professionnel mis en place par l’élève. Ainsi, durant son oral, ce dernier doit être capable de présenter toutes les activités (au sein et hors du collège) qui lui ont permis de construire ce projet d’orientation et de découvrir les métiers et les établissements de formation qui l’intéressent.

Comment structurer son oral ?

Tout d’abord, il faudra commencer par vous présenter. Qui suis-je ? Pourquoi ai-je choisi le parcours Avenir ? Ensuite, vous expliquerez quel est votre choix d’orientation et le projet professionnel qui en découle. Vous détaillerez quels ont été, dans un premier temps, les documents et ressources consultés ainsi que les rencontres faites, qui vous ont permis de vous renseigner sur le sujet. Il peut donc s’agir du rendez-vous avec le conseiller d’orientation, ou encore des échanges avec votre professeur principal. Vous pouvez également parler des salons et des portes ouvertes que vous avez pu faire tout au long de l’année.

Une présentation du métier visé n’est pas obligatoire, mais peut être intégrée de manière rapide, par exemple au sein de votre diaporama.

Vous pourrez ensuite passer sur le volet de la découverte du métier, tout particulièrement avec l’expérience de votre stage de troisième. Vous aborderez l’ensemble du déroulement du stage, y compris les étapes préalables : la recherche, les contacts, l’entretien… ainsi que l’expérience en elle-même, ce que vous y avez appris, les rencontres que vous avez faites, et finalement, quelles conclusions vous en avez tiré. Vous terminerez en effet en précisant si ce stage a confirmé ou bien infirmé votre projet d’orientation. Faites attention cependant : l’oral du brevet ne doit pas devenir uniquement une restitution de votre stage.

Enfin, vous pourrez conclure en faisant le point sur l’état de votre réflexion actuelle sur votre orientation.

Tout savoir sur le brevet 2022 et comment s’y préparer

Tout savoir sur le brevet 2022 et comment s’y préparer

Tous les ans, les épreuves du diplôme national du Brevet (DNB) se tiennent à la fin du mois de juin pour tous les élèves de troisième générale. En 2020, le brevet a changé de forme. Il est maintenant divisé en deux parties : le contrôle continu sur l’année et les épreuves terminales. On vous dit tout sur le déroulement du brevet en 2022 !

La notation et l’organisation du brevet

Le diplôme du brevet est noté sur 800 points, répartis entre l’évaluation du socle commun (via le contrôle continu) et les épreuves finales. Les points du contrôle continu sont donnés lors du conseil de classe du 3e trimestre, selon le niveau de maîtrise des acquis dans chacune des grandes matières, de « maîtrise insuffisante » à « très bonne maîtrise ». Puis, fin juin, les élèves passent les épreuves finales (400 points).

Les épreuves écrites de français et de maths sont notées chacune sur 100 points. Les épreuves d’Histoire – géographie et de sciences (physique-chimie, SVT, technologie) sont notées chacune sur 50 points. Aux épreuves écrites s’ajoutent une épreuve orale, évaluée elle aussi sur 100 points. Elle porte sur un projet mené en histoire des arts ou dans le cadre d’un EPI, ou de l’un des parcours éducatifs. L’oral dure 15 minutes s’il est passé individuellement ou 25 minutes s’il est passé collectivement. Jusqu’a 20 points supplémentaires peuvent aussi être gagnés par les élèves qui ont suivi des enseignements facultatifs (latin, grec…).

L’élève est reçu s’il obtient au moins 400 points, c’est-à-dire la moyenne.

Les dates du Brevet 2022

Cette année, les cinq épreuves du brevet auront lieu sur deux jours, le jeudi 30 juin et le vendredi 1er juillet 2022. Le matin du jeudi 30 juin sera consacré à l’épreuve de français. L’après-midi aura lieu l’épreuve de mathématiques. Les élèves passeront les examens d’histoire-géo et de matières scientifiques le 1er juillet. En fin d’après-midi se tiendra l’évaluation de langue vivante étrangère.

Préparer les épreuves du brevet

Les épreuves écrites et orales doivent être révisées en avance, à un rythme régulier, en suivant un planning précis. En plus de réaliser des fiches synthétiques, les élèves peuvent travailler les annales, mais aussi s’entrainer à la présentation orale auprès de leur famille.

Pour profiter d’un coup de pouce supplémentaire, la plateforme Anacours Online propose aux élèves des fiches de cours, des quiz d’évaluation et exercices interactifs, un planning de révision personnalisable ainsi qu’un système de tutorat en ligne. Pour être fin prêt, des stages intensifs de révision en agence sont aussi organisés durant les vacances scolaires.

 

La classe de 4e : son déroulement et ses enjeux

La classe de 4e fait partie du cycle 4, qui est le cycle des approfondissements. Rien d’étonnant donc à ce que le programme devient plus dense, et les exigences plus prononcées. Pour beaucoup d’élèves, cette année est un véritable cap. On vous dit tout sur le déroulement de l’année de 4e et ses enjeux.

L’organisation des enseignements en 4e

En 4e, le programme devient plus complexe (notamment en mathématiques), et la méthodologie prend plus d’importance en français, et la charge de travail augmente globalement. Plus d’autonomie est donc demandée aux élèves, notamment en vue du lycée.

Durant cette année de transition, les élèves suivent tous 26 h de cours par semaine. Les matières et la répartition restent similaires à celles de la classe de 5e : pas beaucoup de changements donc à ce niveau-là. Les matières principales sont le français, les maths, les deux langues vivantes, l’histoire-géo, accompagnées des matières scientifiques (SVT, physique-chimie, technologie), les enseignements artistiques (arts plastiques et éducation musicales) et l’EPS.

En outre, ce sont aussi 4 h par semaine qui sont consacrées aux « enseignements complémentaires », c’est-à-dire aux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et à l’accompagnement personnalisé (AP). La répartition de chaque dépend des établissements. Les EPI sont intégrés dans les 26 h de cours : aux professeurs d’en choisir la forme comme le fond : cela peut être un travail sur l’orientation, sur la méthodologie, ou encore sur les difficultés des élèves.

Durant la 4e, c’est aussi le moment où on commence à vraiment penser au diplôme national du Brevet, qui se passe en fin de 3e. On commence donc davantage à travailler la méthodologie, notamment des commentaires de textes et études de documents, ou encore de l’oral, en vue de cet examen.

Les premières questions d’orientation

La scolarité avançant, c’est aussi le moment de se poser les premières questions sur l’orientation, et de ce qui viendra après le collège. En effet, durant l’année de 4e, un entretien personnalisé aura lieu avec le professeur principal et éventuellement d’autres membres de l’équipe éducative. Cet entretien permet à l’élève de faire le point sur la construction de son projet d’orientation.

En fin d’année, les élèves ont en outre la possibilité  de demander à passer en troisième prépa-métiers. Cette dernière est destinée à ceux qui veulent poursuivre en voie professionnelle. Durant cette troisième un peu particulière, les élèves découvrent un ensemble d’environnements professionnels et sont accompagnés dans leur projet d’orientation en voie pro. Les familles peuvent demander cette orientation lors de la formulation des vœux définitifs du conseil de classe du 3e trimestre.

Les évaluations au collège

Durant toute la durée de leur scolarité, les élèves sont évalués par leur enseignant, puis leurs professeurs. Que cela soit via le contrôle continu ou des évaluations communes, elles contribuent à donner une idée des acquis de chacun, au fur et à mesure. Comment se déroulent ces évaluations et sur quoi sont-elles basées durant le collège ?

Les différents types d’évaluations au collège

Les évaluations, quelle que soit leur nature, permettent à l’équipe enseignante de constater si les élèves ont acquis totalement, partiellement ou pas du tout une notion ou un savoir. On dénombre plusieurs types d’évaluations durant les quatre années qui constituent le collège.

Tout d’abord, on citera les évaluations du quotidien. Les professeurs évaluent les élèves via un ensemble d’outils et d’observations : les exercices et devoirs faits à la maison, les contrôles sur table, les interrogations surprises, la participation orale, etc. Cela permet de suivre les progrès de l’élève, et de l’aider à fournir un travail régulier.

Ensuite, les bilans périodiques : il s’agit des bulletins de chaque fin de trimestre. Un livret scolaire unique a maintenant été créé pour chaque élève : il comprend des bilans périodiques, qui se substituent aux anciens livrets des écoles et aux bulletins des collèges, des bilans de fin de cycle et les attestations officielles obtenues par l’élève. Il peut être consulté par les parents à tout moment, sur l’ensemble de la scolarité jusqu’à la 3e.

La répartition des évaluations selon les classes

Les élèves de 6e passent en outre des évaluations communes en début de 6e. Ces dernières sont anonymes, et permettent aux enseignants de proposer un accompagnement adapté. Elles ne sont donc pas prise en compte pour les bulletins ou le bilan de fin de cycle. Ces évaluations ont lieu durant le 1er trimestre de 6e, et concernent le français et les mathématiques.

Enfin, les bilans de fin de cycle, qui ont lieu en fin 6e et fin de 3e. Les professeurs y évaluent les acquis des élèves dans l’ensemble des apprentissages, sur les huit matières du socle commun. Il s’agit non pas de contrôles et de notes, mais d’indicateurs d’acquisition : maîtrise insuffisante, fragile, satisfaisante, ou très bonne. Une appréciation globale est également ajoutée par le professeur.

En étant évalués régulièrement, les collégiens se préparent pour le Diplôme National du Brevet, mais aussi pour la suite de la scolarité qu’est le lycée.

Développer le goût de la lecture chez les adolescents

Selon une enquête du Centre National du Livre, le nombre de livres lus chute à l’entrée au collège. Les parents sont pourtant nombreux à souhaiter voir leur ado plongé dans un livre, à la fois pour les éloigner un peu des écrans, mais aussi pour enrichir leur imagination, leur culture ou encore leur vocabulaire. Il est évidemment plus difficile d’amener un adolescent à lire aujourd’hui qu’il y a 30 ans, à cause de la multiplication des loisirs, en particulier sur internet. Comment néanmoins susciter l’envie de lire chez les adolescents ?

Identifier ses centres dintérêt

La première démarche : connaître les centres dintérêts de votre ado. En effet, s’il déteste la fantasy, vous n’allez pas lui proposer d’en lire. Le genre littéraire va souvent déterminer son plaisir de lire, même s’il est bien entendu conseillé de varier les genres.

Tenir compte de sa personnalité va vous permettre de chercher un roman qui met en avant un personnage qui lui ressemble, cela lui permettra de s’identifier et de rentrer dans l’histoire. Un livre qui évoque une personne connue ou un héros qu’il apprécie, ou bien une intrigue qui se déroule dans un pays ou à une époque qui l’intéresse peuvent aussi être de bonnes motivations. La connaissance des goûts de votre enfant vous permettra donc de définir son profil de lecteur.

Etre vous-même lecteur et partager

En étant lecteur ou lectrice, vous pourrez discuter de vos lectures, mais aussi lire le même roman que votre enfant. Vous pourrez alors échanger, critiquer, faire des hypothèses. La littérature jeunesse est riche d’ouvrages qui conviennent aux adultes comme aux adolescents. En outre, c’est vous qui donnez l’exemple : un ado sera plus enclin à lire s’il voit son parent plongé dans un roman plutôt que dans son portable !

Savoir proposer le bon type de lecture

Si votre jeune est réfractaire à la lecture de romans, proposez-lui des bandes dessinées, mangas ou encore comics. Avoir visionné et apprécié une série peut aussi être un élément déclencheur pour se plonger dans l’œuvre d’origine. En effet, de nombreux films et séries sont des adaptations de romans.

Pensez aussi à vous renseigner sur les prix des lycéens, les romans à la mode et les auteurs qui ont la cote auprès des ados.

Aller en bibliothèque et librairie

Une petite sortie en librairie et ou bibliothèque pourra faire redécouvrir le plaisir du contact direct avec le livre : celui de lire la quatrième de couverture, de regarder les couvertures, feuilleter… Pensez à lui ouvrir un compte dans une bibliothèque pour lui offrir autonomie et liberté dans le choix de ses lectures.

Comment apprendre facilement la seconde langue vivante ?

Dès la classe de 5e, les collégiens choisissent une seconde langue vivante, après la première (anglais ou allemand). Ils doivent alors apprendre à maîtriser deux langues étrangères, qu’ils étudieront pendant plusieurs années. Quelles sont les bonnes pratiques et techniques pour mieux assimiler cette seconde langue ?

Choisir sa seconde langue vivante

Avant de commencer à l’apprendre, il faut la choisir. Si l’anglais n’est pas la LV1, elle devient obligatoirement la LV2. Dans les faits, 95,4 % des élèves choisissent l’anglais en LV1. Certains commencent aussi la LV2 dès la sixième, s’ils sont inscrits en classe bilangue. Si 72 % des collégiens préfèrent l’espagnol comme seconde langue vivante, l’offre peut parfois être large, selon les établissements : allemand bien sûr, italien, chinois, arabe, japonais,…etc, mais aussi les langues régionales telles que le breton, le basque ou encore le corse.

Concernant le choix, la motivation de l’enfant est un paramètre essentiel. Les parents peuvent encourager leur progéniture à trouver des affinités pour la langue vivante qu’il apprendra : intérêt pour un pays et sa culture, histoire familiale… En outre, il est bon de tenir compte de la personnalité de l’enfant. S’il souhaite parler une langue rare et éloignée du français telle que le japonais, il serait préférable qu’il soit très organisé et volontaire.

Comment mieux assimiler la seconde langue vivante ?

 La seconde langue s’appréhendera comme la première. Le premier réflexe sera bien sûr de travailler ses leçons, mais aussi d’apprendre, parfois par cœur, certaines règles grammaticales ou de conjugaison. L’expression orale n’est surtout pas à négliger : l’élève doit à la fois écouter et participer en classe, de manière à pratiquer réellement la langue vivante, et à travailler sa prononciation.

En parallèle des cours, il est tout à fait possible de s’entraîner autrement pour assimiler mieux et plus rapidement la LV2. Une des solutions les plus ludiques pour pratiquer les langues au quotidien est de regarder des films, séries ou encore documentaires en version originale, avec ou sans sous-titres, selon le niveau.

Côté compréhension écrite, la lecture est votre meilleure alliée. Se plonger dans des livres dans une autre langue est une bonne méthode pour progresser. Pensez également à vous informer dans la langue dans laquelle vous souhaitez progresser : lisez des articles, écoutez la télé… etc.

Enfin, pour progresser plus rapidement, une excellente solution est de suivre des leçons avec un professeur particulier, pour profiter d’une aide régulière. Anacours propose des cours de soutien dans plusieurs langues vivantes, telles que l’anglais, l’allemand, l’espagnol ou encore l’italien.

Tout savoir sur le redoublement

Autrefois courant, le redoublement est devenu exceptionnel depuis 2014. Rester au même niveau deux années de suite est ainsi évité au maximum. Comment ça fonctionne, qui décide… on vous dit tout sur les principes et la mise en place d’un redoublement de classe.

Le redoublement, c’est quoi ?

Le redoublement consiste, pour un élève, à refaire la même année deux fois de suite, si ses acquis ne s’avèrent pas assez solides. Le redoublement est un principe très français : il n’existe pas dans de nombreux pays européens, tels que l’Allemagne ou l’Espagne, qui préfèrent mettre en place des cours de rattrapage pour les élèves qui ont rencontrés des difficultés lors de l’année scolaire.

Les bienfaits du redoublement ont toujours été beaucoup discutés, entre ceux qui en sont partisans, arguant que les résultats scolaires sont meilleurs lors de la seconde année, et ceux qui le jugent inutile, voire néfaste et démotivant. Il est nécessaire d’envisager d’autres solutions avant un redoublement, qui doit être vu comme un dernier recours. Si l’élève rencontre par exemple des difficultés dans une seule matière, des cours de soutien à domicile peuvent être extrêmement bénéfiques. La réorientation — notamment à la fin de la classe de troisième — peut également être une piste à envisager.

Les règles du redoublement en primaire

Entre 2014 et 2018, le redoublement n’était possible qu’en cas de rupture des apprentissages, c’est-à-dire qu’après une longue interruption de la scolarité. Depuis 2018, ses cas d’applications se sont élargis. Il est cependant toujours proscrit en maternelle.

En primaire, il devient possible, même s’il sera évité au maximum. C’est le conseil des maitres du troisième trimestre qui statue sur les propositions d’orientation de l’année suivante : passage en classe supérieure, saut de classe, ou bien redoublement. La proposition de redoublement se fait sur avis de l’inspecteur de l’Éducation Nationale, et après discussion avec les parents. En outre, un redoublement est toujours accompagné d’un accompagnement spécifique pour l’élève, tel qu’un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE).

Le redoublement au collège et au lycée

Au collège et au lycée, le conseil de classe donne son avis sur l’orientation lors du dernier trimestre. C’est ensuite le chef d’établissement qui peut décider d’un redoublement, et ce, uniquement lorsque le dispositif d’accompagnement pédagogique n’a pas permis de mettre fin aux difficultés de l’élève. Avant la prise de décision définitive, une discussion est toujours engagée entre la famille et l’équipe éducative.

Avant la fin du collège, un seul redoublement peut avoir lieu. Un second peut exceptionnellement être autorisé, mais uniquement avec l’accord du Dasen (directeur académique des services de l’Éducation nationale).