Les soft skills : qu’est-ce que c’est et comment les mettre en avant dans sa scolarité ?

Dans le milieu scolaire, on accorde une grande importance à la maîtrise des connaissances et aux savoir-faire. Les évaluations permettent d’apprécier le niveau d’acquisition des élèves dans chaque matière grâce à un système de notation. Mais aujourd’hui, on s’intéresse de plus en plus aux soft skills, ce qui correspond aux compétences personnelles, aux savoir-être. De quoi s’agit-il exactement et comment les développer et les valoriser dans le cadre scolaire ? Voici l’essentiel à retenir.

Qu’est-ce que les soft skills ? Notre explication

Les soft skills se traduisent littéralement par compétences douces. Contrairement aux hard skills, les compétences dures, elles ne concernent pas les savoir-faire techniques que l’on acquiert à l’école ou au cours d’une formation. On pense par exemple à la maîtrise de programmes informatiques, d’outils, de méthodes et de connaissances dans un domaine spécifique (santé, bâtiment, droit, etc.).

Les soft skills englobent toutes les aptitudes humaines que l’on pourrait présenter comme des savoir-être. Cela inclut aussi bien la faculté à s’organiser et à travailler en équipe que la gestion du stress ou l’estime de soi. En clair, les soft skills relèvent plus du comportement d’une personne que des connaissances acquises et validées par des diplômes.

Vous ne devez pas confondre les soft skills et les capacités innées. En effet, contrairement aux qualités que nous possédons naturellement, les “compétences douces” peuvent s’améliorer.

Comment les élèves peuvent-ils développer des soft skills à l’école et pourquoi ?

La place qu’occupent les soft skills dans le monde professionnel gagne en importance depuis plusieurs années. Les recruteurs s’intéressent aussi bien aux connaissances théoriques et à la maîtrise d’outils techniques qu’aux aptitudes relationnelles ou d’organisation des candidats.

C’est pourquoi il est indispensable de perfectionner ses soft skills durant sa scolarité. Depuis 2016, les nouveaux programmes de l’Éducation nationale intègrent l’acquisition de ces compétences. Les élèves travaillent leur capacité à communiquer, à prendre la parole en public et à écouter les autres. Ils améliorent leur esprit d’équipe en s’impliquant dans des travaux de groupe. Les ateliers collectifs sont l’occasion pour eux d’apprendre à collaborer sur un projet commun, en développant leur créativité.

Tout au long de leur scolarité, les élèves peuvent mettre leurs soft skills en valeur dans diverses situations. Par exemple, un écolier démontre sa faculté à communiquer en participant à l’oral. Un collégien améliore son aptitude à gérer son temps lors des évaluations écrites. Le lycéen travaille sur son organisation, ses qualités relationnelles, etc.

Pour tous, il s’agit de définir les soft skills acquises et celles à développer, en vue de gagner en confiance.

Procrastination : que faire pour l’éviter ?

Nous sommes nombreux à avoir tendance à procrastiner, c’est-à-dire à tout remettre au lendemain. Pendant la scolarité, ceci peut cependant s’avérer très handicapant et créer du stress. Voici quelques conseils et pistes pour se sortir de la procrastination et travailler en temps et en heure.

Pourquoi je procrastine ?

Avant tout, n’oubliez pas de rester bienveillant avec vous-même. Il n’est pas possible de tout faire d’un coup : être indulgent vous fera du bien. Un des facteurs qui pousse à la procrastination est l’anxiété : il s’agit d’une stratégie d’évitement, par peur de rater ou encore par manque de confiance en soi. La procrastination peut aussi être encouragée par une mauvaise appréciation du temps.

Décomposer et fractionner les tâches

On procrastine souvent car l’ampleur de la tâche à réaliser nous semble écrasante. C’est pourquoi la lutte contre la procrastination passe en grande partie par la segmentation des tâches : découpez le travail à effectuer en plusieurs petites parties, et associez une échéance à chacune de ces micro tâches.

Faire des listes et des programmes

Vous pouvez créer des to-do-lists ou encore un planning. Ce faisant, pensez à classer vos devoirs et rendus par ordre de priorité. Allouez des plages horaires précises, ainsi qu’un temps donné, pour la réalisation de chaque travail, en surestimant plutôt le temps que cela vous prendra.

Travaille aux moments les plus propices

 Voici une notion importante. Il vous faudra identifier à quel moment de la journée vous êtes le plus productif, et travailler à ce moment-là — que cela soit tôt le matin, en fin d’après-midi ou tard le soir.

Se créer un rituel de travail

 Pour se mettre à travailler, il est nécessaire de le faire dans de bonnes conditions. Outre un environnement de travail calme, il peut être utile de se créer un petit rituel pour se mettre à travailler : se servir un café, lancer une chanson en particulier, ranger votre bureau… Cela pourra permettre de vous mettre le pied à l’étrier.

Demander l’aide de ses proches

 Enfin, vous pouvez demander à vos proches de vous aider à travailler, par exemple en vous rappelant l’heure qu’il est ou en vous encourageant. On a parfois besoin d’un coup de pouce venu de l’extérieur pour se motiver.

Nos conseils pour bien finir l’année et préparer la suivante

Le 3ème trimestre est là : la fin de l’année scolaire approche à grands pas. Il s’agit d’une période souvent intense pour les élèves, notamment ceux de troisième et de terminale qui se préparent aux examens du Brevet et du Baccalauréat. Découvrez ici quelques conseils pour gérer au mieux cette dernière ligne droite avant les grandes vacances mais aussi se préparer pour l’année à venir.

Réussir sa fin d’année sans stress

Le 3ème trimestre est souvent synonyme de charge de travail élevée et d’un rythme plus soutenu. En primaire, cela reste encore relativement calme, les échéances étant moins importantes qu’au cycle 4 et au lycée. A partir de la classe de troisième, la fin de l’année devient plus chargée, parfois plus stressante pour les élèves.

Au début du 3ème trimestre, si les notes dans certaines matières sont trop faibles, rien n’est perdu ! Il est important de garder confiance et de conserver le rythme, quitte à prendre des cours particuliers pour être aidé. Ainsi, durant les derniers mois de l’année scolaire, il est important de réussir à concilier acquisition des connaissances et révision pour les examens (selon les classes). Il ne faut pas relâcher ses efforts, notamment si l’on avait bien progressé au 2ème trimestre. Si vous avez un examen à passer, suivez un programme de révision qui vous évitera du stress inutile.

Le mois de mai et juin sont les bons moments pour faire le point sur l’année écoulée et se fixer des objectifs pour l’année suivante. Quelles ont été vos réussites et vos échecs ? Sur quels points souhaitez vous progresser l’année prochaine ? Autant de questions à se poser.

Se préparer pour l’année suivante

Les grandes vacances seront l’occasion de se préparer pour l’année à venir. Il est bien sûr possible d’effectuer une petite remise à niveau, surtout si l’on a eu des difficultés dans certaines matières.  Vous pouvez aussi vous intéresser au programme de l’année suivante, aux matières sur lesquelles vous allez travailler et à leurs coefficients ainsi qu’aux dates de périodes d’examens.

Selon la classe, il faudra aussi se préparer à un changement d’organisation, d’emploi du temps et de méthode de travail. Cela vaut notamment pour le passage en Seconde, donc au lycée, qui a un fonctionnement encore différent du collège. L’accent y est mis sur l’indépendance des élèves : il faudra par exemple apprendre à gérer soi-même ses devoirs, ainsi qu’acquérir tout un tas de nouvelles méthodologies, par exemple celle de la dissertation.

L’important est de rester enthousiaste et pro-actif. Une nouvelle année scolaire est toujours synonyme d’une nouvelle aventure, d’une nouvelle expérience d’apprentissage qui permet de s’épanouir.

Accompagner un élève qui manque d’attention dans sa scolarité

L’attention est un mécanisme cognitif qui permet le traitement et la gestion des informations reçues par le cerveau. Chez les enfants, la difficulté à se concentrer et à maintenir son attention peut être problématique pour la scolarité. Alors comment accompagner un élève qui manque d’attention à l’école et à la maison ?

Manque d’attention : les signes

Le manque d’attention peut se manifester de différentes façons. L’élève peut ainsi rencontrer des difficultés à se concentrer sur son travail, être distrait par le moindre bruit ou mouvement, relever souvent la tête pour regarder les autres ou bien par la fenêtre, ne pas être attentif aux consignes… Cela peut aussi se manifester par des difficultés à terminer ce qu’il entreprend, et ce quelle que soit l’activité.

En outre, il est aussi possible que l’enfant soit touché par un trouble de l’attention, notamment un TDA/H. Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité demande un diagnostic par un médecin ainsi qu’une prise en charge spécifique.

Que faire en classe ?

L’enfant peut être placé près du bureau de l’enseignant, de préférence loin d’une fenêtre (et de toute autre distraction). L’enseignant peut aussi instaurer des codes : l’élève peut, par exemple, faire un signe quand il se sent distrait. Cela crée une certaine complicité et un climat de confiance. Si l’enfant ne parvient pas à se concentrer, le professeur peut également l’autoriser à faire une activité de son côté, tant qu’elle ne dérange pas le bon fonctionnement de la classe.

Pour augmenter la concentration de l’enfant, l’enseignant pourra :

  • Solliciter ses fonctions visuelles : une consigne donnée oralement à la cantonade n’est souvent pas perçue. En effet, c’est l’attention auditive qui est souvent surtout perturbée.
  • Éviter de lui demander des doubles tâches
  • Donner les consignes de façon fractionnée. Par exemple, une consigne telle que : « Relisez votre dictée » est trop vague. Il est important de donner à l’élève le détail des tâches à effectuer, dans un ordre précis : « Commence par vérifier les accords, puis, regarde les verbes », etc.
  • Veiller à travailler en coopération avec les parents, en appliquant des méthodes de travail similaires à l’école et à la maison : gestion cadrée du temps, décomposition des tâches, choix d’un environnement calme, renforcement positif…

Que faire à la maison ?

Tout en proposant un cadre de travail calme et ordonné, les parents peuvent donner des encouragements, par le biais d’une posture de fermeté bienveillante. Ils pourront être attentifs à formuler des consignes brèves, ainsi qu’à éviter les éléments distracteurs (frères et sœurs présents quand l’enfant travaille, bruits…). Par ailleurs, il est bon de tolérer des débordements mineurs : bouger en travaillant, manipuler sa gomme… Instaurer un coucher régulier et des heures de sommeil suffisantes et exclure les excitants (comme les temps d’écran le soir) est également indispensable. Enfin, il est conseillé de favoriser au maximum les activités extérieures pour se dépenser.

Ces quelques aménagements permettront un meilleur maintien de l’attention et contribueront au bien-être de l’enfant.

Que faire si mon enfant est victime de harcèlement ?

Environ 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire chaque année en France. Le harcèlement scolaire peut avoir lieu aussi bien à l’école que sur internet. Alors comment réagir si votre enfant subit un harcèlement scolaire ?

Repérer les signes de harcèlement

Le harcèlement scolaire est le fait de faire subir de manière répétée à un autre enfant des propos ou des comportements agressifs ou dégradants.

Ces actes peuvent prendre la forme de moqueries, d’insultes ou d’humiliations. Ces dernières concerneront par exemple l’apparence physique, des traits de personnalité, des centres d’intérêt, un handicap, l’appartenance à un groupe social ou culturel ou encore le sexe et l’identité de genre. Lorsqu’il se déroule en ligne, il peut prendre encore d’autres formes, telles que la propagation de rumeurs, la publication de photos dégradantes ou le piratage de comptes.

La victime de harcèlement se retrouve souvent isolée. Il n’est alors pas rare que les enfants n’osent pas parler de ce qu’ils vivent à l’école ou en ligne à leurs parents.

Ainsi, pour ces derniers, il s’agira d’être attentif aux changements de comportement chez leur enfant :

  • Il n’a plus envie d’aller à l’école
  • Il est fatigué et présente des troubles physiques : maux de ventre, angoisses, nausées, perte d’appétit, eczéma…
  • Il s’isole : il ne va plus aux anniversaires, joue seul, s’enferme dans sa chambre
  • Son matériel scolaire et ses vêtements peuvent être détériorés
  • Ses résultats scolaires baissent, parfois jusqu’à l’échec scolaire

D’autres signes peuvent encore alerter.

Que faire en tant que parent ?

La première étape est d’aborder le sujet avec elle ou lui, sans le faire de manière trop directe : inutile de demander directement « es-tu harcelé(e) à l’école ? », sous peine de faire face à un mur. Un climat de confiance doit être instauré préalablement sur le sujet. Il est important de rassurer son enfant en lui expliquant que cette situation n’est ni normale, ni de sa faute. Il doit comprendre que ses parents ont le pouvoir de l’aider.

Il existe ensuite plusieurs leviers d’action. Les parents peuvent s’adresser à la direction de l’établissement scolaire, après en avoir discuté avec l’enseignant et le médecin scolaire, qui pourra évaluer l’état psychologique de l’enfant. Il pourra alors bénéficier de soins et d’une aide médico-scolaire. Si rien ne change, des mesures pourront être prises, notamment un changement de classe ou d’établissement, à demander auprès de la direction académique des services de l’éducation nationale (Dasen).

Pour obtenir des conseils, les parents ou les enfants peuvent appeler le 3 020, numéro vert dédié à ces questions mis en place par l’Éducation Nationale. En cas de cyberharcèlement, contactez le 3 018.

Bien dormir : pourquoi c’est important pour les enfants ?

Dormir, c’est reposer à la fois son corps et son esprit. Les enfants et adolescents étant en pleine croissance, il est indispensable de veiller à ce qu’ils récupèrent bien la nuit. On fait le point sur le sommeil, ce besoin fondamental pour les enfants.

Profiter d’un sommeil apaisant

Un sommeil suffisant et de qualité assure à l’enfant un bon développement à la fois physique, psychique et cognitif. Quand votre enfant passe une bonne nuit, cela contribue activement à son bien-être global, à une meilleure acquisition des apprentissages, mais aussi une plus grande maîtrise des émotions ressenties tout au long de la journée. Outre le fait que le corps se repose durant la nuit, le sommeil est tout particulièrement important pour l’assimilation des connaissances. Il s’agit donc d’un point à ne pas négliger.

Quels sont les bénéfices d’une bonne nuit de sommeil ?

Les bienfaits d’un sommeil de qualité sont nombreux :

  • Renforcement de la mémoire
  • Meilleure concentration
  • Meilleure consolidation des apprentissages
  • Meilleure gestion des émotions
  • Bonne forme physique et psychique durant la journée
  • Développement physique : sécrétion de l’hormone de croissance
  • Renouvellement des cellules
  • Renforcement du système immunitaire

À l’inverse, si votre enfant dort mal et/ou trop peu, il aura durant la journée des difficultés à se concentrer à l’école, à suivre un raisonnement logique et à mémoriser. Son comportement pourra aussi se voir changé : plus irritable, plus agité, moins patient… Les troubles du sommeil existent chez les enfants : il peut être nécessaire de consulter un médecin.

Comment favoriser l’endormissement chez les enfants et les ados ?

Une nuit se décompose en plusieurs cycles de sommeil, chacun étant composé de sommeil lent et de sommeil paradoxal. 4 à 6 cycles de sommeil sont nécessaires pour une nuit complète. Ainsi, des nuits de 10 à 11 h sont conseillées pour les enfants entre 5 et 12 ans, et de 8 à 10 h pour les adolescents.

Plusieurs bonnes habitudes simples peuvent être mises en place pour offrir une bonne nuit de sommeil à votre enfant. Il est ainsi recommandé de choisir des heures de coucher et de lever fixes, même durant le week-end. Efforcez-vous également d’éviter toute stimulation le soir : préférez des activités calmes, coupez les écrans (télé, ordinateur, smartphone, console de jeux…). Enfin, une alimentation légère et sans excitant (soda, caféine, sucre…) est recommandée pour un endormissement plus rapide. Pour les plus petits, on conseillera de mettre en place des rituels rassurants au moment du coucher : il peut s’agir d’une histoire, une berceuse, une veilleuse, etc.

 

Les conséquences du deuxième confinement et le soutien à mettre en place

Les protocoles sanitaires mis en place dans les établissements scolaires depuis la rentrée, ainsi que le confinement du mois de novembre, ont indéniablement perturbé le déroulement habituel de l’année scolaire. Quel impact cela a-t-il pu avoir, et comment rattraper un éventuel retard dans certaines matières ?

 Une année chamboulée par la crise sanitaire

Durant le deuxième confinement, l’enseignement en présentiel a été maintenu pour les élèves de primaire et de collège, avec masque obligatoire pour les écoliers dès 6 ans.

Cependant, dans les lycées, un accueil en demi-groupe a été mis en place, de sorte que chaque élève a bénéficié d’au moins 50 % d’enseignement en présentiel. Selon les lycées, les élèves venaient donc en cours un jour sur deux, ou une semaine sur deux. Ils étaient chez eux le reste du temps, et réalisaient alors des devoirs à la maison, ou bien des cours en visio (notamment pour les plus fragiles).

Tout ceci a perturbé le déroulement et le rythme habituel des cours, notamment au lycée. Tenir les programmes a ainsi été plus compliqué pour les professeurs, forcés de s’adapter à un certain nombre de contraintes. Quant à la réforme du bac, elle n’a pas pu être entièrement mise en application puisque les épreuves d’évaluation communes de première et terminale sont exceptionnellement annulées, au profit du contrôle continu.

Des cours particuliers pour aider les élèves

Le travail personnel prend indéniablement une place prépondérante cette année : il faut beaucoup de rigueur pour rester régulier, bien suivre le rythme et rendre les devoirs donnés par les professeurs. Il a aussi fallu se faire au travail à distance, auquel les élèves ne sont d’ordinaire par habitués. Alors comment rester à niveau pour le deuxième trimestre, tout particulièrement pour les élèves de première et de terminale, qui passent le bac à la fin de l’année ?

Pour ne pas « lâcher » et être prêt pour les différentes épreuves du bac, il peut ainsi être judicieux de faire appel à un professeur particulier dès le second trimestre.

N’hésitez pas à prendre des cours de soutien avec Anacours, de la matière de votre choix, à domicile ou bien en visio. Vous pourrez ainsi travailler avec votre professeur particulier sur des points du programme qui auraient pu être survolés cette année par manque de temps au lycée. Votre enseignant vous aidera à consolider vos acquis, mais aussi à remédier à vos lacunes.

Favoriser le bien-être chez l’enfant

Le bien-être d’un enfant est indispensable pour un bon développement cognitif et ainsi une scolarité apaisée. Il doit être nourri à la fois au sein de l’école, mais aussi à la maison : enseignants et parents ont tous un rôle à jouer. Comment aider l’enfant à atteindre ce bien-être, quelles activités proposer ?

Le bien être, qu’est-ce c’est ?

Le bien-être est une notion qui réunit plusieurs facteurs : une harmonie avec soi-même et les autres, une bonne santé (à la fois psychique et physique), une réussite sociale ou intellectuelle. Le bien-être peut s’entendre tant d’un point de vue physique que psychologique : le bien-être correspond à tout ce qui peut constituer une vie agréable et équilibrée.

Le bien-être à l’école

L’école tient une place importante dans le bien-être d’un enfant, puisqu’il y passe le tiers de son temps. En outre, plusieurs études montrent que la qualité de lexpérience scolaire joue un rôle important dans le développement des compétences sociales et cognitives de l’enfant, pour ses capacités d’apprentissage. L’Education Nationale a donc récemment mis un point d’honneur à favoriser le bien-être des élèves, notamment en agissant contre le harcèlement scolaire, en valorisant les efforts plutôt que les résultats, en renforçant les projets de groupe.

On notera aussi qu’un lien fort entre la famille et l’école est essentiel : une bonne communication entre les parents et l’équipe éducative est très bénéfique au bien-être de l’enfant. Il est important qu’il n’y ait pas de rupture entre l’école et la maison pour favoriser son épanouissement et ainsi une bonne scolarité.

Le bien-être en famille

A la maison, le bien-être passe par nombre de gestes : limitation du temps d’exposition aux écrans, alimentation équilibrée, durée de sommeil et activité physique suffisantes, ou encore activités partagées en famille. Ces dernières permettent tout autant de renforcer les liens que de développer les aptitudes et les goûts de l’enfant.

L’épanouissement d’un enfant peut être alimenté par différents point à développer : l’autonomie, le respect de ses goûts, la communication, ou encore les activités extra-scolaires. Ces dernières peuvent être de tout type : la musique, le dessin ou la peinture, la danse, la cuisine, le sport, la découverte de la nature… etc. L’enfant peut réaliser des activités tantôt seul, en famille ou avec des amis.

Il est également important de trouver un bon équilibre entre le temps accordé aux devoirs et le temps dédié aux loisirs. Les vacances peuvent aussi être le moment idéal pour encourager l’épanouissement de l’enfant, lors de colonies de vacances à thème, de séjours linguistiques ou d’ateliers ludiques, toujours en respectant les goûts de l’enfant.

Favoriser le bien-être des enfants avec la discipline positive

Tout droit venue des États-Unis, la discipline positive est une méthode d’éducation qui encourage l’épanouissement des compétences sociales chez l’enfant, et permet de développer l’auto-discipline, le respect, ou encore l’envie d’apprendre. Alors comment s’essayer à cette approche et l’intégrer à notre quotidien ? On vous dit tout sur la discipline positive et ses nombreux bénéfices.

La discipline positive, c’est quoi ?

Inventée dans les années 90 par deux Américaines, Lynn Lott et Jane Nelsen, la discipline positive est une véritable manière de penser l’éducation et les interactions avec les enfants, pour les parents comme pour les enseignants. Elle a pour objectif d’exercer une autorité sans soumission, en couplant fermeté avec bienveillance.

Cette approche est basée sur les travaux de deux psychiatres autrichiens, Alfred Adler et Rudolf Dreikurs. Les travaux de ces derniers mettent notamment en avant le besoin de chaque personne d’appartenir à un groupe, la nécessité d’instaurer du respect entre chaque individu, mais aussi que la liberté s’accompagne de responsabilité. Ces principes sont ainsi fondateurs de la discipline positive.

Pratiquer la discipline positive

La discipline positive a pour but d’enseigner différentes compétences aux enfants, telles que l’estime de soi, la patience, l’empathie, la coopération, l’autodiscipline ou encore l’honnêteté. Elle part du principe que l’enfant est intrinsèquement bon : ce sont ses actions qui peuvent ne pas l’être. On commencera donc par différencier l’enfant de ses agissements. Le respect de l’enfant est aussi une autre base : c’est pourquoi il est primordial de faire preuve d’empathie et de le traiter comme nous aimerions l’être nous même.

Ensuite, établir des règles avant chaque nouvelle situation est important. Pour s’exprimer, et notamment pour formuler une interdiction, on utilisera une forme positive : à la place de « Ne cours pas ! » on dira « Marche plus lentement, s’il te plait. ». Prendre en compte les émotions (même négatives !) de l’enfant est aussi primordial. Si ce dernier est en colère, ou triste, il conviendra de montrer qu’il est écouté. Les punitions doivent être évitées au maximum, ou en tout cas être raisonnables et annoncées au préalable : elles seront donc pour l’enfant une conséquence logique d’un comportement.

Pour aller plus loin

Pour en apprendre plus sur les méthodes de la discipline positive, le livre « La discipline positive: En famille, à l’école, comment éduquer avec fermeté et bienveillance » de Jane Nelsen est tout indiqué. Vous trouverez également des informations sur le site de l’association Discipline Positive France, notamment sur les ateliers et conférences.

Les facteurs qui entravent la réussite scolaire

Chaque parent souhaite voir son enfant réussir en milieu scolaire et être épanoui pendant ses études. L’échec scolaire tant redouté peut être évité. Il existe ainsi des facteurs dont il faut prendre conscience pour ne pas entraver la réussite scolaire de sa progéniture, et l’aider au fil des années.

Les facteurs psychologiques

Les tout premiers facteurs à prendre en compte sont d’ordre psychologique. Ainsi, si votre enfant manque de confiance et d’estime de lui, ses résultats peuvent en être impactés. Un enfant qui manque de motivation et qui ne voit pas d’intérêt à l’école aura le même problème. De mauvaises relations sociales, un isolement peuvent également lui porter préjudice. Il est important d’encourager et de valoriser les réussites de son enfant, mais aussi de rester objectif sur la gravité de ses éventuelles erreurs.

Les facteurs familiaux

Il s’agit de facteurs déterminants. Les relations entre les parents et les enfants entrent rapidement en ligne de compte en termes de réussite scolaire. Si le climat est difficile à la maison, instable ou conflictuel, cela peut créer des difficultés pour votre enfant à se concentrer, se mettre au travail, ainsi qu’un mal-être. La famille doit apporter un soutien affectif, et être engagée dans la scolarité de l’enfant. Cela passe, par exemple, par une aide pour les devoirs, une planification précise du temps de travail, des conseils ou encore une oreille attentive. Il faut toujours trouver du temps pour épauler son enfant et le motiver. Un parent absent, peu concerné, peut malheureusement être un facteur négatif.

L’hygiène de vie est aussi très importante : repos, alimentation, activité sportive… Les spécialistes ne le répéteront jamais assez : une durée de sommeil suffisante et de qualité est indispensable pour un bon apprentissage. Les écrans peuvent en outre être nuisibles, en grignotant sur le temps de sommeil, le temps dédié aux devoirs, ou encore sur la capacité de concentration de l’enfant.

Les facteurs scolaires

Enfin, certains facteurs sociaux et scolaires peuvent entrer en compte. Un enfant qui n’a pas ou peu accès aux ressources culturelles de son environnement, ou pas de loisirs extra-scolaires aura peut-être plus de mal à s’investir dans sa scolarité. Il peut être très bénéfique de faire profiter son enfant d’activités para et extra scolaires, et de développer sa curiosité dès le plus jeune âge. En milieu scolaire, il faudra bien sûr surveiller la relation entre le professeur et l’élève, qui, si elle est mauvaise, peut s’avérer très négative. En cas de difficultés, pour épauler votre enfant et lui redonner confiance en ses capacités mais aussi dans les enseignants, des cours particuliers à domicile peuvent être très utiles.