Mon enfant est « lent » : que faire ?

Chaque enfant va à son propre rythme, qu’il convient de trouver et de respecter. On vous a peut-être dit que votre enfant était « lent », ou bien vous l’avez vous-même remarqué… D’où cela vient et que faire pour l’aider au mieux ?

Les manifestations des lenteurs à l’apprentissage

En matière d’apprentissage, personne ne va au même rythme, et cela se voit dès le plus jeune âge. Lors des devoirs ou à l’occasion d’autres activités, peut-être avez-vous décelé quelques caractéristiques qui font que votre enfant a pu être qualifié de « lent », notamment par son enseignant.

Alors comment cela se manifeste ? Votre enfant peine à se concentrer, il met du temps à finir ses exercices, il est tête en l’air, il digresse, ou encore se décourage facilement. Il peut également montrer un manque de confiance en lui.

Certains enfants ont simplement besoin de plus de temps que d’autres pour assimiler des apprentissages ou effectuer certaines tâches. Ils sont alors qualifiés de  « lent », par rapport à une certaine norme. Ils subissent en outre une pression de rapidité qui les met en difficulté, les décourage, et créé un véritable cercle vicieux. Ces enfants ne sont pas moins intelligents que les autres, ou plus paresseux, ils ne vont simplement pas au même rythme.

À quoi cela est-il dû ?

Souvent, ces enfants possèdent une imagination foisonnante ; ils peuvent également être très perfectionnistes. Il peut aussi s’agir d’enfants à haut potentiel, ou encore présentant un TDAH. Certains n’ont simplement pas conscience du temps qui passe et sont tête en l’air.

Cette lenteur peut également être la conséquence d’un trouble des apprentissages, notamment une dyslexie ou une dyspraxie. En cas de doute, il convient d’en parler à l’enseignant et de consulter un spécialiste.

Accompagner son enfant : nos conseils

  • Mettre en place des routines. Proposer des horaires fixes pour chaque activité permet d’instaurer un automatisme plus simple à vivre.
  • Découper les tâches en petites sessions. Votre enfant a du mal à rester concentré sur le long terme : des sessions de devoirs courtes sont préférables.
  • Accompagner son travail. Ne le laissez pas travailler seul, soyez présent avec lui pour l’encourager, lui poser des questions… etc.
  • Faciliter sa concentration lors des devoirs. Comme il se laisse facilement distraire, éliminez toute source de distraction : musique, télé… installez-le dans un endroit dédié au calme.
  • Encourager les matières ou disciplines dans lesquelles il est bon. Votre enfant est peut-être particulièrement doué dans une matière ou une discipline (l’Histoire, le dessin, la danse…) : vous pouvez l’encourager à développer son intérêt.
  • Collaborer avec son enseignant. Communiquer avec son professeur permettra de définir ensemble la meilleure stratégie, ou encore de reproduire ce qui marche à l’école à la maison.

4 conseils pour mener à bien un travail de groupe

Durant la scolarité et les études, il n’est pas rare de devoir travailler en groupe pour mener à bien un projet. Pourtant très formateur, le travail collectif n’est pas toujours facile à organiser. Pas de panique, voici quelques conseils pour travailler efficacement en groupe.

Le travail en groupe

Que cela soit pour présenter un exposé, un projet d’étude, ou encore pour des épreuves telles que l’oral du brevet, le travail en groupe est fréquent à partir du collège et durant les études supérieures.

Collaboration et émulation sont ainsi les maitres mots du collectif. S’il est parfois possible de choisir avec qui l’on travaille, la constitution du groupe peut aussi être imposée par l’enseignant. Les différents caractères et méthodes de travail peuvent alors se retrouver confrontés. Pour qu’un travail en groupe se déroule au mieux et offre de bons résultats, il est important de mettre en application plusieurs points.

  • S’assurer des disponibilités de chacun

 Avant de commencer à travailler, il est important de discuter des disponibilités de chacun, tout le monde ayant des plannings différents. Ainsi, les deadlines, ainsi que les réunions de groupe, doivent être adaptés à l’emploi du temps de chacun. 

  • Bien répartir les tâches

 Le projet et son objectif doivent avant tout convenir à tout le monde. Réunissez-vous et mettez-vous d’accord pour une répartition équitable du travail. En effet, le risque principal d’un travail collectif est qu’une personne ne fournisse que peu d’efforts, tandis qu’un ou plusieurs se démènent. Pour éviter cela, les bases doivent être posées dès le début, et des tâches précises distribuées à chacun. Il peut également être judicieux de désigner un élève « référent » qui fera le lien avec l’enseignant. 

  • Communiquer correctement

 C’est un fait : une bonne cohésion d’équipe passe par une bonne communication. En outre, la participation et la motivation sont les clés de la réussite au sein d’un groupe. Chacun peut donner son avis : attention par ailleurs à ne pas attendre le dernier moment pour cela. N’hésitez pas à utiliser les outils numériques pour communiquer efficacement : créez un groupe sur une messagerie instantanée, un fichier collaboratif en ligne, organisez des réunions en visio… etc. 

  • Faire des réunions et points réguliers

 Pour travailler main dans la main, et s’assurer que le travail avance correctement pour tout le monde, il est aussi important de se voir régulièrement pour faire le point. C’est aussi l’occasion de s’entraider, et de motiver les troupes. Pour plus d’efficacité, il est préférable que les réunions soit courtes (pas plus d’une heure) mais régulières.

La sélection des professeurs en cours particuliers

Il est possible de recourir aux services d’un professeur à domicile par de multiples biais. Nous avons choisi d’explorer le processus de recrutement des organismes spécialisés en soutien scolaire et en particulier chez Anacours.

Le recrutement des professeurs 

Le processus de recrutement chez Anacours est très précis et commun à toutes les agences de son réseau.

Chaque agence dispose d’un chargé de recrutement qui recrute les meilleurs enseignants de la région. Ces derniers postulent en ligne ou en agence en adressant toutes leurs références. Après examen du CV (curriculum vitae), le candidat professeur est convoqué en agence où il effectue un entretien, qui lui propose notamment des mises en situation pour évaluer ses qualités pédagogiques. Chaque professeur est également testé sur ses connaissances dans la matière qu’il peut enseigner.

Les enseignants qui travaillent chez Anacours sont tous soigneusement recrutés. Ils disposent des connaissances nécessaires et des qualités humaines pour enseigner leur matière de prédilection aux élèves. Ainsi, la sélection et le recrutement des enseignants est garantie par la certification Qualicert. Anacours vérifie à cet effet les originaux de nombreuses pièces administratives : pièce d’identité, diplôme, casier judiciaire…
Tous les professeurs ont le même objectif qu’Anacours : la réussite des élèves.

Les profils des intervenants sont multiples, mais ils doivent tous justifier au moins d’un niveau bac + 3 acquis. Ils peuvent ainsi être des étudiants à l’université en fin de cycle ou en grande école, des enseignants en poste ou retraités, ou encore des professeur de l’Education National qui souhaitent transmettre leur savoir.

La sélection du professeur pour chaque élève

Lors d’un besoin par une famille, le conseiller pédagogique recherche et contacte un professeur adapté, qui sera à la fois disponible aux horaires voulus, compétent pour le niveau, le profil ou encore les besoins spécifiques de l’élève mais qui sera surtout s’adapter au profil de ce dernier. 

Tous les professeurs s’engagent dans la durée pour accompagner les progrès de leurs élèves. Ils assurent ainsi un suivi de l’élève grâce au cahier de suivi.

En conclusion les intervenants Anacours sont recrutés via un processus de recrutement rigoureux et strict qui est rassurant pour une famille et son enfant.

Les bibliothèques : des lieux de savoir et de révision

Les bibliothèques et CDI sont les lieux privilégiés pour des séances de révision et de travail efficaces. Quels sont les avantages à étudier en bibliothèque et dans quels établissements se rendre ?

Réviser à la bibliothèque : les avantages

Travailler en bibliothèque, c’est mettre toutes les chances de son côté pour être concentré et efficace. En effet, cela permet d’échapper aux distractions multiples qui se trouvent chez nous. Il s’agit d’un lieu calme et studieux, le lieux du savoir par excellence. Comme il est impératif d’y être silencieux, vous ne serez en outre dérangé par aucun bruit ou discussion.

Venir étudier à la bibliothèque est donc très motivant, et il est en plus possible d’y travailler à plusieurs et de s’entraider.

Réviser dans une bibliothèque permet aussi d’approfondir ses connaissances. C’est d’ailleurs le lieu idéal si vous préparez par exemple un exposé, et que vous avez besoin de ressources pour vous aider. Si vous avez décidé de travailler en CDI (centre de documentation et d’information), vous pourrez en outre vous faire conseiller par le documentaliste. Enfin, n’hésitez pas à emprunter des livres (et à les rendre en temps et en heure !) : c’est un excellent moyen d’approfondir ses connaissances à la maison.

Par ailleurs, travailler en bibliothèque permet aussi de s’entrainer aux épreuves écrites (notamment le bac), en simulant des conditions réelles, puisque vous y êtes entouré de personnes studieuses qui planchent sur leur propre travail.

Dans quelle bibliothèque se rendre ?

Travailler dans le CDI de votre établissement est très pratique, car vous pouvez vous y rendre rapidement entre deux cours.

Si vous êtes étudiant, réviser dans la bibliothèque universitaire (BU) est également le plus simple, et vous y trouverez généralement tous les ouvrages dont vous avez besoin. Sachez que certains livres spécialisés se trouvent cependant uniquement dans des bibliothèques (universitaire ou de recherche) bien précises. Il faudra alors apprendre à manier le catalogue du Système Universitaire de Documentation, le fameux SUDOC.

Les lycéens et étudiants des grandes villes pourront en outre aller réviser dans les bibliothèques publiques, les plus connues à Paris étant la BNF, la BPI ou encore la BSG. Si leurs fonds sont extensifs et l’émulation très stimulante, elles sont cependant très fréquentées.

Enfin, vous pouvez aussi, tout simplement, travailler dans votre bibliothèque municipale. Ces bibliothèques sont nombreuses et l’ambiance y est plus détendue, sans compter qu’elles seront généralement plus proches de chez vous.

Podcast : écouter le monde autrement

Le podcast a le vent en poupe ! Ces fichiers audio gratuits, à écouter en ligne ou à télécharger, sont parfaits pour s’ouvrir au monde et parfaire sa culture générale. Très variés, ils seront idéals pour les enfants durant les grandes vacances… alors quels podcasts choisir pour quel âge ? Où trouver les meilleurs podcasts ?

Ecouter des podcasts pour se cultiver

Un podcast s’écoute, au contraire d’une vidéo qui se regarde. L’occasion donc de sortir nos enfants de leurs écrans, pour les inciter à s’évader en écoutant ces contenus souvent passionnants, voire éducatifs. Il existe des podcasts pour tous les publics, tous les âges et tous les thèmes. Les sites web français sont nombreux à en proposer régulièrement, souvent sous forme de séries.

A lire aussi : Le cerveau, le comprendre et le stimuler

Les meilleurs podcasts pour les enfants et les ados

Le plus important pour proposer un podcast à son enfant est de choisir un contenu adapté à son âge, mais aussi à ses goûts et ses envies.

De nombreux sites web reconnus, souvent acteurs fiables de l’info française, mettent ainsi à disposition d’excellents contenus sous forme de podcasts. Voici une petite sélection de ceux que l’on recommande :

Une série de podcasts passionnants qui conte la vie des plus grandes figures de l’Histoire, du roi Arthur à Marie Curie en passant par Christophe Collomb, ainsi que des événements marquants, tels que le vol de la Joconde ou la découverte de la grotte de Lascaux. Chaque épisode dure environ 15 minutes.

Une émission sous forme de podcast qui décrypte l’actualité grâce aux questions des enfants, mais s’intéresse aussi à des sujets de société. Une série qui compte de nombreux numéros, qui dure chacun une dizaine de minutes.

Une plongée à travers les mythes et légendes de toutes les civilisations anciennes. Un podcast qui nourrit l’imaginaire et la culture générale des enfants.

Une série de podcasts et de vidéos éducatifs, qui revient sur de grands événements historiques, tels que la chute du Mur de Berlin ou le premier pas sur la Lune. Une série destinée aux collégiens de 4e et 3e.

13 histoires imaginées à partir de tableaux des collections du Musée d’Orsay. Une belle manière d’intéresser ses enfants à l’Art.

Enfin, n’hésitez pas à consulter le site Taleming qui recense tout un tas de ressources de qualité sous forme de podcasts, adaptées aux enfants.

Comment développer l’esprit critique des enfants ?

Apprendre à penser et à raisonner par soi-même, se faire son propre avis et savoir le défendre… autant de notions cruciales que chaque parent souhaite encourager chez son enfant. Avec Internet et les réseaux sociaux, les enfants sont exposés à un grand nombre d’informations : il est important de les aider à savoir faire le tri grâce à un bon esprit critique. Voici ici quelques pistes pour les accompagner.

Encourager l’esprit critique de son enfant

Un esprit critique développé n’est pas inné chez un enfant, et consiste à aller plus loin que « c’est bien » ou « c’est nul », en expliquant en détail pourquoi. C’est aux alentours de 7 ans qu’un enfant apprend à développer une pensée nuancée et donc un esprit critique qu’il convient d’encourager.

N’hésitez pas à pousser l’enfant à exprimer son opinion et ses préférences avec des mots, à l’aide d’un vocabulaire nuancé. Posez-lui des questions précises pour connaitre son avis et son ressenti. Effectuez avec lui des observations, des hypothèses et apprenez-lui à en tirer des conclusions.

Encouragez-le à demander un second avis, à écouter les autres. L’expérience de la coopération avec d’autres enfants constitue aussi un bon apprentissage : ils partageront ainsi des idées, s’exprimeront et s’écouteront les uns les autres.

Les compétences à encourager

Pour favoriser un bon développement de l’esprit critique, voici 4 notions de base à travailler et à favoriser chez ses enfants :

  • La curiosité : une qualité qui permet de s’ouvrir sur le monde et de développer une soif d’apprendre.
  • L’écoute : en écoutant les autres, on apprend à connaitre nos propres goûts et points de vue.
  • La tolérance et le respect de la différence : c’est – entre autre – le fait de ne pas être d’accord qui permet l’échange et de le développement de sa propre réflexion.
  • Connaitre ses forces et ses faiblesses : bien se connaitre, c’est savoir quand on est capable d’argumenter, ou de dire que l’on ne sait pas.

Un bon esprit critique pour trier les informations sur le web

Expliquez à votre enfant qu’il existe partout des informations et des opinions différentes, exemples à l’appui : montrez que l’on peut trouver une première information, puis tout son contraire sur Internet. Cet apprentissage des bonnes et mauvaises sources d’information est important, les enfants et ados étant vite confrontés aux flux sur le net.

Plutôt que d’être passifs face à une information, encouragez-les à faire des recherches pour confirmer ou infirmer toute donnée. Dans le même esprit, apprenez-leur à faire la différence entre des faits objectifs, et des interprétations subjectives.

En clair, posséder un esprit critique et un esprit d’analyse permet d’être moins influençable.

Les lieux et événements du savoir pour enrichir la culture

Les lieux et les événements liés à la culture et aux savoirs sont parfaits pour éveiller la curiosité des enfants dès le plus jeune âge, mais aussi développer l’appétence pour l’apprentissage ainsi que la culture. Si les bibliothèques sont un des premiers lieux de contact, les musées et cités des sciences ne sont pas en reste.

Pourquoi emmener les enfants au musée ?

Aller au musée, c’est développer sa sensibilité à l’art mais aussi de nouveaux centres d’intérêts et passions. S’il est déjà intéressant d’emmener ses enfants dans un musée classique pour inculquer une dose d’art dès le plus jeune âge, certains lieux sont même spécifiquement destinés aux enfants.

Les musées ou lieux de culture profitent à tous les enfants et adolescents, et peuvent aussi aider ceux en situation d’échec scolaire, en leur redonnant goût à l’apprentissage. Petit conseil : une visite au musée ne doit pas durer trop longtemps pour les jeunes enfants, maximum une heure.

 

Les lieux où découvrir la culture scientifique

Le domaine des sciences est très intéressant pour une sortie avec les enfants. Histoire naturelle, biologie, astronomie, physique, géologie, industrie ou encore technologie, il y en a pour tous les goûts.

Les muséums d’histoire naturelle, implantés dans de nombreuses grandes villes françaises, sont des lieux privilégiés pour mieux comprendre le monde qui nous entoure. La capitale regorge de lieux dédiés à la culture scientifique, particulièrement adaptés aux enfants, tels que la Cité des Sciences, le Palais de la découverte, le Musée des Arts et Métiers… Dans d’autres villes françaises, des lieux similaires existent (souvent des musées « Cités », parfaits pour les enfants qui peuvent y apprendre en s’amusant) : Cap sciences à Bordeaux, la Cité de l’Espace à Toulouse, le Vaisseau à Strasbourg, ou encore le PLUS à Dunkerque.

 

Cap sur la culture artistique

La culture artistique et historique prend également une grande importance dans l’éducation des enfants. Une visite dans un musée d’art sensibilise les enfants à l’image. De plus, de nombreux musées organisent des visites spécifiques pour les familles, et des ateliers pour les enfants, comme le Louvre, le musée d’Orsay, ou encore le musée du Quai Branly.

Certains musées sont même intégralement pensés pour les enfants, comme le Musée en Herbe à Paris.

Les expositions temporaires et événements saisonniers peuvent aussi être intéressants, à l’image du Jardin d’été des enfants au Musée du Quai Branly qui se tient du 6 juillet au 31 août 2019. Toujours durant l’été, un parcours spécial, « Le repaire de Lily », a été installé au Musée de l’Orangerie pour permettre aux enfants de découvrir les plus grands artistes. De quoi passer un été inspiré avant de reprendre le chemin de l’école…

Les troubles DYS : que sont-ils et comment y faire face ?

Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages, aussi appelés « troubles dys », concernent 6 à 8 % des enfants français. Qu’induisent ces troubles DYS ? Comment les détecter et y faire face ? Voici quelques informations et conseils pour gérer ces troubles cognitifs.

Quels sont les différents DYS ?

On regroupe les DYS en six catégories : la dyslexie, la dysorthographie, la dysphasie, la dysgraphie, la dyspraxie et la dyscalculie. La dyslexie, sans doute la plus connue, concerne les troubles du langage écrit et de la lecture, et est souvent associée à la dysorthographie qui est liée à l’acquisition et la maîtrise des règles de l’orthographe. La dysphasie est un trouble du langage oral ; la dysgraphie se traduit quant à elle par une difficulté à tracer les lettres. Enfin, la dyspraxie est une complexité à réaliser des gestes (coordination, dessin, manipulation…) tandis que la dyscalculie est un trouble du calcul. On estime qu’environ 4 à 5 % des élèves d’une classe d’âge sont dyslexiques, 3 % sont dyspraxiques, et 2 % sont dysphasiques.

Ces troubles cognitifs spécifiques apparaissent au cours du développement de l’enfant, avant ou lors des premiers apprentissages. Ils ne sont pas accompagnés de déficience mentale, mais ne disparaîtront pas tous seuls lorsque l’enfant grandira. Il est donc important de mettre en place une prise en charge dès le plus jeune âge.

Quel dépistage et quelles conséquences ?

Les DYS peuvent handicaper lourdement les enfants au quotidien et persister toute la vie. Les enseignants ainsi que les parents, sont les premières personnes à même de repérer et d’identifier ces troubles. La précocité du dépistage est essentielle. Il est préférable d’intervenir avant que l’enfant accumule trop de retard dans ses apprentissages et soit en situation d’échec. Ainsi, une prise en charge adaptée, notamment par un orthophoniste via une rééducation suivie, peut être mise en place. Sachez enfin, que la gravité des troubles varie. Par exemple, certains enfants sont atteints d’une dyslexie légère, qui ne nécessite que quelques séances d’orthophonie. D’autres ont besoin de l’accompagnement d’un Auxiliaire de Vie Scolaire en classe, notamment en cas de dyspraxie ou de dysphasie.

Soutenir son enfant

En tant que parent, l’impact psychologique et émotionnel des troubles DYS ne doit pas être ignoré. Un enfant atteint d’un DYS verra son quotidien affecté et risque de perdre confiance en lui. Il convient de le rassurer et de l’accompagner tout au long de sa scolarité. Dans certains cas, un suivi avec un psychothérapeute peut être nécessaire.

Le cerveau : le comprendre et le stimuler

Avec ses 100 milliards de neurones, notre cerveau est notre organe le plus complexe. Véritable centre de contrôle de notre corps, il gère tout : dormir, manger, bouger, communiquer et bien sûr, apprendre. Egalement siège de la mémoire, il doit être stimulé tout au long de notre vie par le biais d’activités variées.


Le cerveau, siège de l’apprentissage

Lorsque l’on apprend une information, les messages transitent d’un neurone à l’autre. Et plus les messages passent souvent d’un neurone à un autre, plus les connexions créées seront fortes. Plus le nombre de connexion est important, plus les choses deviennent faciles car les informations passent plus rapidement d’un neurone à l’autre.

En outre, pour utiliser son cerveau au mieux, il faut savoir que les émotions tiennent un rôle important. Il a ainsi été démontré que l’on apprend bien mieux lorsque l’on est détendu et joyeux. Dans cette situation, le cerveau secrètera de la dopamine et de l’endorphine, des neurotransmetteurs qui dynamisent les capacités d’apprentissage. A l’inverse, le stress ou encore la colère peuvent rendre l’apprentissage difficile en raison de la production de cortisol et d’adrénaline. Ces deux hormones affectent en effet les capacités de réflexion. Pour mieux apprendre, votre enfant doit ainsi être dans de bonnes conditions émotionnelles et avoir un environnement stable.

 

De quoi a besoin le cerveau pour bien fonctionner ?

Avant tout, le cerveau a besoin d’eau : rester hydraté est donc indispensable. Un bon équilibre alimentaire est également requis, et trop de sucre peut perturber la concentration. Enfin, la faim et surtout la fatigue entravent la concentration ainsi que notre faculté à enregistrer les informations, et donc à faire fonctionner notre mémoire. Une activité physique est également requise pour une bonne oxygénation du cerveau.

 

Des exercices pour se stimuler

Dès le plus jeune âge, il est possible de stimuler facilement l’activité cérébrale et développer les différentes formes d’intelligence. La lecture développe l’imagination, de même que le dessin. Jouer à des jeux stimulants, par exemple au Scrabble ou au puzzle, permet de développer son langage, son raisonnement ou sa logique. Pratiquer un instrument de musique est aussi bon pour le cerveau de nos enfants : il est ainsi prouvé que le fait de jouer d’un instrument avant l’âge de 7 ans renforce les connexions cérébrales.

Bien sûr, toutes les activités culturelles (musées, théâtre…) sont recommandées, de même que les activités manuelles et créatives (bricolage, jardinage, loisirs créatifs…etc).

Enfin, pour stimuler son cerveau et donc l’apprentissage, il peut être intéressant d’utiliser de multiples canaux : auditif (répéter la leçon à voix haute, leçon en chanson…), visuel (leçon en image, codes couleurs, mind mapping…), ou encore kinesthésique (jeux éducatifs, mimes…).

S’amuser avec les sciences pour mieux les appréhender

Les sciences sont parfois la bête noire de nos enfants à l’école. Sciences de la vie et de la terre, physique-chimie, mathématiques… autant de matières qui font peur. Mais il existe des solutions pour apprendre à les voir autrement ! Voici quelques pistes et astuces pour se réconcilier avec les sciences.

Apprendre concrètement grâce à des expérimentations

Pour mieux comprendre certains thèmes, rien de mieux que de mettre en pratique une leçon. Les principes scientifiques sont souvent trop abstraits pour les enfants (et les adultes !), il est ainsi important d’imager les choses, mais aussi d’appliquer ces concepts à la vie réelle, de montrer concrètement comment cela se passe. A la maison, il est facile de réaliser certaines expériences, avec l’aide d’un adulte bien sûr. Par exemple, pour expliquer le fonctionnement de l’électricité, on pourra s’aider de l’électricité statique, simple à voir et à montrer. Il est même possible d’expliquer le principe du PH avec du choux rouge ! Ces expériences permettent de donner envie à l’enfant, de lui montrer que les sciences font partie de la « vraie » vie.

Les musées et activités scientifiques

En France, nombreux sont les musées traitant des sciences de façon didactique et ludique. La Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris, Cap Sciences à Bordeaux, la Cité de l’Espace à Toulouse… ou encore les Muséum d’Histoire Naturelle comme ceux de Paris ou Marseille sont les lieux idéaux pour en apprendre plus. Emmener son enfant dans ces musées permet de lui montrer les sciences sous une autre facette, moins rigide et plus ludique que dans le cadre de la classe. Expositions et outils multimédia y permettent de mieux comprendre les sciences telles que la biologie, l’astronomie ou encore la physique.

En outre, une autre activité a le vent en poupe : la colonie de vacances scientifique, qui s’adapte à tous les âges. Projet informatique, construction de robots, observation des astres, expériences de petit chimiste… il y en a pour tous les goûts, pour voir la science sous un autre jour !

Les outils numériques

Les outils multimédia dont nous disposons aujourd’hui permettent de faciliter l’apprentissage, ou au moins d’y apporter une touche ludique et moderne bienvenue. Ainsi, de nombreuses applications existent, à utiliser sur smartphones ou tablettes. Celles promettant d’apprendre les mathématiques sont les plus développées : DragonBox Numbers notamment, fait un véritable tabac. Pour les enfants qui ont du mal avec les fractions, l’appui Slide fractions sera elle la solution. D’autres enfin proposent de s’essayer à des quiz scientifiques à la manière d’un Trivial Pursuit.

En outre, de nombreux sites internet proposent des leçons et exercices en ligne pour expliquer certaines matières aux enfants. Les sites de partage de vidéo tels que YouTube peuvent ainsi être une mine d’or, à l’image de la chaîne Sciences & Vie TV, qui vulgarise la science pour les tous, et notamment pour les jeunes.

S’il est bon d’apprendre en s’amusant, des cours particuliers peuvent également être utiles pour repartir sur de bonnes bases ou mieux progresser en sciences.