Environ 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire chaque année en France. Le harcèlement scolaire peut avoir lieu aussi bien à l’école que sur internet. Alors comment réagir si votre enfant subit un harcèlement scolaire ?

Repérer les signes de harcèlement

Le harcèlement scolaire est le fait de faire subir de manière répétée à un autre enfant des propos ou des comportements agressifs ou dégradants.

Ces actes peuvent prendre la forme de moqueries, d’insultes ou d’humiliations. Ces dernières concerneront par exemple l’apparence physique, des traits de personnalité, des centres d’intérêt, un handicap, l’appartenance à un groupe social ou culturel ou encore le sexe et l’identité de genre. Lorsqu’il se déroule en ligne, il peut prendre encore d’autres formes, telles que la propagation de rumeurs, la publication de photos dégradantes ou le piratage de comptes.

La victime de harcèlement se retrouve souvent isolée. Il n’est alors pas rare que les enfants n’osent pas parler de ce qu’ils vivent à l’école ou en ligne à leurs parents.

Ainsi, pour ces derniers, il s’agira d’être attentif aux changements de comportement chez leur enfant :

  • Il n’a plus envie d’aller à l’école
  • Il est fatigué et présente des troubles physiques : maux de ventre, angoisses, nausées, perte d’appétit, eczéma…
  • Il s’isole : il ne va plus aux anniversaires, joue seul, s’enferme dans sa chambre
  • Son matériel scolaire et ses vêtements peuvent être détériorés
  • Ses résultats scolaires baissent, parfois jusqu’à l’échec scolaire

D’autres signes peuvent encore alerter.

Que faire en tant que parent ?

La première étape est d’aborder le sujet avec elle ou lui, sans le faire de manière trop directe : inutile de demander directement « es-tu harcelé(e) à l’école ? », sous peine de faire face à un mur. Un climat de confiance doit être instauré préalablement sur le sujet. Il est important de rassurer son enfant en lui expliquant que cette situation n’est ni normale, ni de sa faute. Il doit comprendre que ses parents ont le pouvoir de l’aider.

Il existe ensuite plusieurs leviers d’action. Les parents peuvent s’adresser à la direction de l’établissement scolaire, après en avoir discuté avec l’enseignant et le médecin scolaire, qui pourra évaluer l’état psychologique de l’enfant. Il pourra alors bénéficier de soins et d’une aide médico-scolaire. Si rien ne change, des mesures pourront être prises, notamment un changement de classe ou d’établissement, à demander auprès de la direction académique des services de l’éducation nationale (Dasen).

Pour obtenir des conseils, les parents ou les enfants peuvent appeler le 3 020, numéro vert dédié à ces questions mis en place par l’Éducation Nationale. En cas de cyberharcèlement, contactez le 3 018.

L’école a pour mission de former l’élève dans sa globalité. Sensibiliser les enfants aux différentes disciplines artistiques est particulièrement bénéfique pour leur développement. C’est pourquoi les arts plastiques et la musique sont enseignés à l’école dès le début du cycle 2. Quels sont les bienfaits de ces enseignements pour les enfants et les ados ?

Les effets positifs de l’éducation artistique et culturelle à l’école

Dès le CP, les enseignements artistiques sont dispensés en classe à raison de 2h par semaine. Il peut s’agir d’enseignements sur les thématiques des arts visuels, mais aussi de la musique, et tout cela peut être axé sur la pratique aussi bien que sur la théorie. Depuis 2008, l’Histoire de l’art est enseigné du CP au lycée, alors que cette matière était jusque-là optionnelle.

En étant sensibilisés jeunes à l’art et à la culture, les enfants développent un intérêt pour ses disciplines. Cela permet de stimuler leur propre créativité et leur imagination, surtout s’ils peuvent s’exprimer via un instrument de musique, le dessin, le chant, la danse…

Des vocations peuvent même naître de la découverte des arts, de leur pratique et de leur histoire. Cela peut également aider les enfants dans les autres matières et leur redonner le goût d’apprendre. Une pratique artistique permet également de développer la concentration, la mémoire, la patience, mais aussi de donner confiance en soi-même. L’enfant pourra aussi apprendre à cette occasion à mieux interagir avec les autres, à mieux s’exprimer. L’éducation à l’Histoire de l’art permet en outre de développer son propre esprit critique et logique ainsi que son ouverture sur le monde.

Stimuler la curiosité de son enfant avec une éducation artistique

En parallèle de l’enseignement artistique fourni par l’école tout au long de l’éducation obligatoire, les parents peuvent aussi « nourrir » culturellement leurs enfants, et ce dès le plus jeune âge.

Pourquoi ne pas lui proposer de pratiquer une activité artistique extra-scolaire ? Dessin, musique, théâtre, danse… les activités sont nombreuses et variées. Emmener régulièrement son enfant dans un lieu culturel est en outre particulièrement bénéfique pour son épanouissement. Visite au musée, participation à un atelier artistique, spectacle de théâtre,… tout ceci peut lui permettre de stimuler sa créativité et sa curiosité, ainsi que de développer son appétence pour l’apprentissage.

Dormir, c’est reposer à la fois son corps et son esprit. Les enfants et adolescents étant en pleine croissance, il est indispensable de veiller à ce qu’ils récupèrent bien la nuit. On fait le point sur le sommeil, ce besoin fondamental pour les enfants.

Profiter d’un sommeil apaisant

Un sommeil suffisant et de qualité assure à l’enfant un bon développement à la fois physique, psychique et cognitif. Quand votre enfant passe une bonne nuit, cela contribue activement à son bien-être global, à une meilleure acquisition des apprentissages, mais aussi une plus grande maîtrise des émotions ressenties tout au long de la journée. Outre le fait que le corps se repose durant la nuit, le sommeil est tout particulièrement important pour l’assimilation des connaissances. Il s’agit donc d’un point à ne pas négliger.

Quels sont les bénéfices d’une bonne nuit de sommeil ?

Les bienfaits d’un sommeil de qualité sont nombreux :

  • Renforcement de la mémoire
  • Meilleure concentration
  • Meilleure consolidation des apprentissages
  • Meilleure gestion des émotions
  • Bonne forme physique et psychique durant la journée
  • Développement physique : sécrétion de l’hormone de croissance
  • Renouvellement des cellules
  • Renforcement du système immunitaire

À l’inverse, si votre enfant dort mal et/ou trop peu, il aura durant la journée des difficultés à se concentrer à l’école, à suivre un raisonnement logique et à mémoriser. Son comportement pourra aussi se voir changé : plus irritable, plus agité, moins patient… Les troubles du sommeil existent chez les enfants : il peut être nécessaire de consulter un médecin.

Comment favoriser l’endormissement chez les enfants et les ados ?

Une nuit se décompose en plusieurs cycles de sommeil, chacun étant composé de sommeil lent et de sommeil paradoxal. 4 à 6 cycles de sommeil sont nécessaires pour une nuit complète. Ainsi, des nuits de 10 à 11 h sont conseillées pour les enfants entre 5 et 12 ans, et de 8 à 10 h pour les adolescents.

Plusieurs bonnes habitudes simples peuvent être mises en place pour offrir une bonne nuit de sommeil à votre enfant. Il est ainsi recommandé de choisir des heures de coucher et de lever fixes, même durant le week-end. Efforcez-vous également d’éviter toute stimulation le soir : préférez des activités calmes, coupez les écrans (télé, ordinateur, smartphone, console de jeux…). Enfin, une alimentation légère et sans excitant (soda, caféine, sucre…) est recommandée pour un endormissement plus rapide. Pour les plus petits, on conseillera de mettre en place des rituels rassurants au moment du coucher : il peut s’agir d’une histoire, une berceuse, une veilleuse, etc.

 

Les épreuves du brevet comportent quatre écrits et un oral. Cet oral, qui prend la forme d’une soutenance, se déroule au mois de juin. En quoi consiste-t-il et comment bien s’y préparer pour être paré le jour J ?

En quoi consiste l’épreuve orale ?

Cet oral est composé d’un exposé fait par l’élève, suivi d’un entretien avec le jury constitué de deux professeurs.

Pour le candidat, il s’agit en fait de présenter un projet préalablement défini, qui aura été préparé au cours de l’année. Il se développe, au choix :

  • dans le cadre des EPI: Monde Economique et Professionnel (MEP) ou Information, Communication, Citoyenneté (ICC))
  • dans le cadre de l’Histoire des Arts
  • dans le cadre de l’un des parcours éducatifs : Parcours Avenir, Parcours citoyen, Parcours d’éducation artistique et culturelle, Parcours de Santé

Il faut montrer ce que le travail sur l’œuvre (pour l’Histoire des Arts) ou le projet vous a apporté. Il faut également prouver que l’on maitrise son sujet et que l’on sait s’exprimer à l’oral. L’élève doit aussi être capable d’expliquer pourquoi il a choisi ce projet-là.

Pour appuyer sa présentation, chaque candidat peut présenter une réalisation concrète, ou encore préparer un diaporama ou une vidéo.

Comment se déroule l’épreuve ?

L’oral se déroule de façon classique, en deux temps. L’élève commence par faire un exposé durant 5 minutes, suivi d’un entretien avec le jury, qui dure 10 minutes. Cet oral peut se passer seul ou bien en groupe de trois maximum, au choix. Dans le cas d’une présentation collective, le groupe a 10 minutes d’exposé, puis 15 minutes d’échanges avec le jury. Néanmoins, l’évaluation et la note restent individuelles.

L’épreuve est notée sur 100 points : 50 points pour la maîtrise de l’expression orale, et 50 points pour la maîtrise du sujet présenté.

Comment se préparer à cet oral ?

Comme l’expression orale représente la moitié de la note, il est crucial d’être à l’aise sur ce point, et donc de s’exercer avant l’épreuve. La notation jugera la richesse de la langue, la capacité à argumenter ou encore à échanger avec ses interlocuteurs. Il ne faut pas hésiter à s’entrainer devant ses proches pour jauger leur réaction et écouter leurs conseils. En répétant son exposé avant l’oral, l’élève pourra aussi se chronométrer, pour être certain de respecter le temps imparti. Le jour J, pensez à parler lentement, à articuler, et à prendre le temps de respirer.

Chaque parent souhaite voir son enfant réussir en milieu scolaire et être épanoui pendant ses études. L’échec scolaire tant redouté peut être évité. Il existe ainsi des facteurs dont il faut prendre conscience pour ne pas entraver la réussite scolaire de sa progéniture, et l’aider au fil des années.

Les facteurs psychologiques

Les tout premiers facteurs à prendre en compte sont d’ordre psychologique. Ainsi, si votre enfant manque de confiance et d’estime de lui, ses résultats peuvent en être impactés. Un enfant qui manque de motivation et qui ne voit pas d’intérêt à l’école aura le même problème. De mauvaises relations sociales, un isolement peuvent également lui porter préjudice. Il est important d’encourager et de valoriser les réussites de son enfant, mais aussi de rester objectif sur la gravité de ses éventuelles erreurs.

Les facteurs familiaux

Il s’agit de facteurs déterminants. Les relations entre les parents et les enfants entrent rapidement en ligne de compte en termes de réussite scolaire. Si le climat est difficile à la maison, instable ou conflictuel, cela peut créer des difficultés pour votre enfant à se concentrer, se mettre au travail, ainsi qu’un mal-être. La famille doit apporter un soutien affectif, et être engagée dans la scolarité de l’enfant. Cela passe, par exemple, par une aide pour les devoirs, une planification précise du temps de travail, des conseils ou encore une oreille attentive. Il faut toujours trouver du temps pour épauler son enfant et le motiver. Un parent absent, peu concerné, peut malheureusement être un facteur négatif.

L’hygiène de vie est aussi très importante : repos, alimentation, activité sportive… Les spécialistes ne le répéteront jamais assez : une durée de sommeil suffisante et de qualité est indispensable pour un bon apprentissage. Les écrans peuvent en outre être nuisibles, en grignotant sur le temps de sommeil, le temps dédié aux devoirs, ou encore sur la capacité de concentration de l’enfant.

Les facteurs scolaires

Enfin, certains facteurs sociaux et scolaires peuvent entrer en compte. Un enfant qui n’a pas ou peu accès aux ressources culturelles de son environnement, ou pas de loisirs extra-scolaires aura peut-être plus de mal à s’investir dans sa scolarité. Il peut être très bénéfique de faire profiter son enfant d’activités para et extra scolaires, et de développer sa curiosité dès le plus jeune âge. En milieu scolaire, il faudra bien sûr surveiller la relation entre le professeur et l’élève, qui, si elle est mauvaise, peut s’avérer très négative. En cas de difficultés, pour épauler votre enfant et lui redonner confiance en ses capacités mais aussi dans les enseignants, des cours particuliers à domicile peuvent être très utiles.

Les sciences sont parfois la bête noire de nos enfants à l’école. Sciences de la vie et de la terre, physique-chimie, mathématiques… autant de matières qui font peur. Mais il existe des solutions pour apprendre à les voir autrement ! Voici quelques pistes et astuces pour se réconcilier avec les sciences.

Apprendre concrètement grâce à des expérimentations

Pour mieux comprendre certains thèmes, rien de mieux que de mettre en pratique une leçon. Les principes scientifiques sont souvent trop abstraits pour les enfants (et les adultes !), il est ainsi important d’imager les choses, mais aussi d’appliquer ces concepts à la vie réelle, de montrer concrètement comment cela se passe. A la maison, il est facile de réaliser certaines expériences, avec l’aide d’un adulte bien sûr. Par exemple, pour expliquer le fonctionnement de l’électricité, on pourra s’aider de l’électricité statique, simple à voir et à montrer. Il est même possible d’expliquer le principe du PH avec du choux rouge ! Ces expériences permettent de donner envie à l’enfant, de lui montrer que les sciences font partie de la « vraie » vie.

Les musées et activités scientifiques

En France, nombreux sont les musées traitant des sciences de façon didactique et ludique. La Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris, Cap Sciences à Bordeaux, la Cité de l’Espace à Toulouse… ou encore les Muséum d’Histoire Naturelle comme ceux de Paris ou Marseille sont les lieux idéaux pour en apprendre plus. Emmener son enfant dans ces musées permet de lui montrer les sciences sous une autre facette, moins rigide et plus ludique que dans le cadre de la classe. Expositions et outils multimédia y permettent de mieux comprendre les sciences telles que la biologie, l’astronomie ou encore la physique.

En outre, une autre activité a le vent en poupe : la colonie de vacances scientifique, qui s’adapte à tous les âges. Projet informatique, construction de robots, observation des astres, expériences de petit chimiste… il y en a pour tous les goûts, pour voir la science sous un autre jour !

Les outils numériques

Les outils multimédia dont nous disposons aujourd’hui permettent de faciliter l’apprentissage, ou au moins d’y apporter une touche ludique et moderne bienvenue. Ainsi, de nombreuses applications existent, à utiliser sur smartphones ou tablettes. Celles promettant d’apprendre les mathématiques sont les plus développées : DragonBox Numbers notamment, fait un véritable tabac. Pour les enfants qui ont du mal avec les fractions, l’appui Slide fractions sera elle la solution. D’autres enfin proposent de s’essayer à des quiz scientifiques à la manière d’un Trivial Pursuit.

En outre, de nombreux sites internet proposent des leçons et exercices en ligne pour expliquer certaines matières aux enfants. Les sites de partage de vidéo tels que YouTube peuvent ainsi être une mine d’or, à l’image de la chaîne Sciences & Vie TV, qui vulgarise la science pour les tous, et notamment pour les jeunes.

S’il est bon d’apprendre en s’amusant, des cours particuliers peuvent également être utiles pour repartir sur de bonnes bases ou mieux progresser en sciences.